Centrafrique: La pénurie de carburants à Bangui provoque des confusions et des heures d'attente

Depuis quatre jours, les habitants de Bangui font face à une pénurie de carburant. De longues files d'attente se forment devant les stations-service, mais il est devenu de plus en plus difficile de trouver du carburant à la pompe. Tandis que certaines restent opérationnelles quelques heures par jour, la plupart sont fermées en raison d'un manque de produits pétroliers, selon les témoignages des pompistes. Les conséquences de cette pénurie se font déjà sentir sur les activités socio-économiques de la capitale.

À la station Tradex du centre-ville, les usagers sont de plus en plus nerveux. De nombreuses scènes de bousculades se produisent alors que les gens tentent désespérément d'obtenir du carburant. Fatigué après plusieurs heures d'attente, Alphonse se repose dans sa voiture. « Pour en avoir, il faut arriver tôt, au moins vers trois heures du matin. Trouver du carburant, c'est vraiment difficile. Il faut aussi négocier avec les pompistes qui sont là pour leur donner quelque chose », explique-t-il.

Au nord de Bangui, la situation n'est guère meilleure. Devant la station Total de PK12, des files d'attente se forment, mais aucune goutte de carburant ne sort des pompes. Michel, conducteur de moto-taxi, décrit. « Vous voyez l'état des bidons, des motos, des voitures ? C'est pour les revendeurs. Si tu quittes la maison à trois heures du matin, tu peux avoir du carburant vers 9 heures. Mais arrivé à 9 heures ou 10 heures, on me dit que le carburant est fini et qu'il faut revenir demain », explique -t-il.

Conséquences sur le transport

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Pour beaucoup de citoyens, comme Sylvain, la quête de carburant est devenue un véritable parcours du combattant. Dépassé par la situation, il est obligé de se tourner vers les revendeurs pour se ravitailler. « Nous sommes ici depuis environ trois heures du matin, mais nous n'avons pas trouvé de carburant. Nous avons dû acheter à des revendeurs, pour 1 000 à 1 400 francs CFA. C'est trop cher », déplore Sylvain. Pour comparaison, le prix du litre à la station est de 1 100 FCFA.

Cette crise a également des répercussions sur les transports en commun. Erica, une habitante de la capitale, déplore l'augmentation des prix des trajets. « Ce problème de carburant fait doubler le prix des transports en commun. C'est difficile de se déplacer dans la capitale à l'heure actuelle », explique-t-elle.

Pour l'instant, les autorités n'ont pas encore réagi face à cette crise.

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