Tunisie: Les députés au four et au moulin

4 Avril 2025

Que se passe-t-il à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) et aussi au Conseil national des régions et des districts (Cnrd) pour ce qui est de la révolution législative tant rêvée et à laquelle aspire le peuple tunisien, convaincu qu'il est que les législations héritées des époques révolues, celles des présidents défunts Bourguiba, Ben Ali et Béji Caïd Essebsi et aussi des gouvernements des Troïka I et II, ne cadrent plus avec les exigences de la nouvelle époque née du processus du 25 juillet 2021 ?

La question est posée pour répondre à ceux qui répandent et répètent, jour et nuit, à l'intention de ceux qui les écoutent encore que les députés des deux hémicycles du Bardo ne font qu'adopter les conventions de crédit et se contentent de déclarer, à un rythme quasi quotidien, qu'ils ont soumis des dizaines d'initiatives législatives au bureau de l'ARP sans que ces initiatives aient eu de suite positive dans le sens de leur examen et peut-être de leur adoption et de leur promulgation.

Il reste, cependant, qu'il existe un phénomène dont il importe de souligner les significations et de tirer des conclusions. L'objectif est de rectifier les erreurs et les fausses informations prises par certains pour des vérités absolues. Aussi il est question de valoriser ce que les députés sont en train de faire pour ce qui est de l'adoption des projets de loi qui leur sont soumis par la présidence et par le gouvernement, sans oublier ceux qui émanent des députés eux-mêmes.

Et le phénomène dont il s'agit concerne essentiellement le déficit de communication qui mine malheureusement l'action parlementaire au niveau des deux chambres et oblige les citoyens, même les plus initiés en matière de politique, à considérer l'ARP et le Cnrd comme deux chambres d'enregistrement, sans se soucier de la réalité de ce qui s'y passe, plus particulièrement pour ce qui est du contenu effectif des projets de loi adoptés et aussi des domaines auxquels ces lois sont destinées.

Mardi prochain, 7 avril, l'ARP tiendra une séance plénière consacrée au projet de loi portant adoption d'une convention de crédit conclue entre la Tunisie et l'Agence française de développement (AFD).

Le crédit, dont le montant s'élève à 80 millions d'euros servira, en effet, à l'ouverture d'une ligne de financement des petites et moyennes entreprises (PME).

L'objectif recherché est d'aider les PME à dépasser les répercussions de la crise économique provoquée par l'épidémie de Covid-19.

Et déjà, les députés se sont exprimés sur la nécessité d'assurer un contrôle rigoureux des entreprises qui vont en profiter. Pour que les crédits attendus aillent aux méritants.

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