Congo-Kinshasa: Goma Tsé-Tsé - Une messe en mémoire de Mgr Auguste Roch Nkounkou

La paroisse Saint Michel de Goma Tsé-Tsé, dans le département du Pool, a abrité le 6 avril un office religieux en mémoire du premier prêtre noir congolais, Mgr Auguste Roch Nkounkou, décédé en 1982.

Dite par le vicaire de la paroisse Saint Antoine de Padoue de Koubola, l'abbé Jean Flore Bouesso, la messe a connu la participation des filles et fils de Goma Tsé-Tsé dont Bredin Bissala Nkounkou, arrière-petit-fils du grand patriarche de l'Eglise catholique romaine. Le prêtre officiant a axé son homélie sur le mystère de la pâque, donc de la foi en cette période où Jésus entra à Jérusalem, et a invité à l'espérance, à l'image des enfants d'Egypte entrés en Israël après 40 ans dans le désert. L'abbé Jean Flore Bouesso, en effet, a exhorté au pardon et à se mirer soi-même, au lieu de toujours chercher à condamner son prochain.

« Allons au désert avec Jésus, il y a un moment où le doute nous guette et les épreuves nous assaillent. Nous devons être ancrés dans la prière. La pâque est une reconnexion avec Dieu par la prière, le premier pilier. Dans la souffrance, il faut tourner les yeux vers la montagne d'où viendra le secours. Le deuxième pilier est de diminuer l'envie des choses du monde. Le troisième est le partage », a-t-il prêché.

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Accompagné de l'abbé Diany Mountou, responsable de la paroisse Saint Michel de Goma Tsé-Tsé, Roch Bredin Bissala Nkounkou s'est incliné devant la sépulture de son arrière-grand-père, Auguste Roch Nkounkou. « Nous sommes venus à Goma Tsé-Tsé pour prier avec les frères et sœurs de la paroisse Saint Michel de la localité parce que nous avons pensé que la religion ou l'Eglise permet de raffermir les liens et d'être en communion avec Dieu, d'une part, et avec les ancêtres parce que vous êtes sans ignorer que Goma Tsé-Tsé est une terre de paix et sur cette terre est implantée l'église Saint Michel qui est l'oeuvre de Mgr Auguste Roch Nkounkou, d'autre part », a justifié Roch Bredin Bissala Nkounkou.

Selon lui, cette eucharistie a permis aux participants de communier avec les ancêtres tout en apprenant à ne pas condamner les gens. Ceci à travers l'évangile de la femme adultère où la conscience collective a rappelé aux Pharisiens que l'on ne peut pas porter jugement sur l'oeuvre divine. « L'objectif était de venir communier avec la population de Goma Tsé-Tsé, contempler la paix que nous sommes en train de voir ici et que nous devons continuer à manifester pour que le département du Pool en général et le district de Goma Tsé-Tsé en particulier, soit une terre hospitalière, paisible », a-t-il poursuivi.

Mettant à profit son séjour à Goma Tsé-Tsé, ce jeune originaire du Pool n'a pas manqué de jeter un regard sur la structuration de la vie sociale de la sous-préfecture qui a tant souffert des atrocités de la guerre civile, dont le spectre est encore visible. « Nous avons aussi inspecté cette localité pour voir ce qu'il y a, nous avons constaté que la société E²C a déjà des installations, il reste juste quelques câbles à relier pour que la ville soit éclairée afin que la population puisse bénéficier des bienfaits de l'électricité.

Nous avons également inspecté le Centre de santé intégré et avons constaté qu'il y a un manque criard du matériel. Avec les filles et fils de Goma Tsé-Tsé, nous allons oeuvrer pour que nous puissions donner à cette localité ce qui peut lui permettre d'aller vers son bien-être, c'est-à-dire nous allons travailler sur la santé, l'éducation et l'éclairage public pour que la paix tant recherchée y règne », a conclu Roch Bredin Bissala Nkounkou.

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