Afrique: Le FMI et le pays parviennent à un accord au niveau des services sur la troisième revue de la facilité élargie de crédit

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Les communiqués de presse comprennent des déclarations des équipes du FMI qui transmettent des conclusions préliminaires après des réunions avec les autorités d'un pays.

Les opinions exprimées dans cette déclaration sont celles des services du FMI et ne représentent pas nécessairement les vues du Conseil d'administration du FMI. Sur la base des conclusions préliminaires de ces réunions, les services prépareront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera présenté au Conseil d'administration du FMI pour discussion et décision.

Washington, D.C.: Une équipe du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par Jaroslaw Wieczorek, Chef de mission pour le Burkina Faso, a tenu des réunions à Ouagadougou du 1er au 8 avril dans le cadre de la troisième revue du programme de quatre ans soutenus par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). L'arrangement de la FEC a été approuvé par la direction du FMI le 21 septembre 2023, pour un montant total de 228,76 millions de DTS (302 millions de dollars américains) sur quatre ans.

À la suite des discussions, M. Wieczorek a fait la déclaration suivante :

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"J'ai le plaisir d'annoncer que les autorités burkinabè et l'équipe du FMI sont parvenus à un accord au niveau des services sur les politiques économiques et financières qui pourraient soutenir l'approbation de la troisième revue du programme soutenu par la FEC. La conclusion de cette revue par le Conseil d'Administration du FMI permettrait le décaissement d'environ 32 millions de dollars américains (24,1 millions de DTS), portant le total du soutien financier du FMI décaissé dans le cadre dudit programme à d'environ 128 millions de dollars américains (96,3 millions de DTS). La réunion du Conseil d'administration du FMI est provisoirement prévue pour juin 2025.

"Malgré un contexte humanitaire et sécuritaire difficile, la croissance est estimée s'être accélérée pour atteindre 5 % en 2024, soutenue par la forte performance de l'agriculture et des services. L'activité économique devrait rester robuste en 2025, tandis que l'inflation, qui a atteint 4,2 % en 2024, devrait reculer à 3 %.

"L'accord FEC vise à garantir un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires, réduire la vulnérabilité de la dette ; renforcer la résilience face aux chocs, réduire la pauvreté et les inégalités ; et améliorer la discipline budgétaire et la gouvernance.

"Les autorités ont fait des efforts considérables pour faire avancer leur agenda de réformes structurelles dans un environnement de sécurité très difficile. Elles ont réalisé des progrès louables dans la mobilisation des recettes intérieures, tout en augmentant les dépenses en éducation, en santé et en protection sociale, et en maîtrisant la masse salariale publique. Les autorités ont également préparé une stratégie pour apurer les arriérés intérieurs et s'engagent à améliorer davantage la gouvernance et la transparence fiscales, y compris dans les marchés publics, l'exécution du budget et la gestion de la Trésorerie, tout en élargissant la protection sociale.

"Néanmoins, en raison des pressions sur les dépenses, y compris celles liées à la sécurité, l'objectif de déficit fiscal global de 5 % du PIB a été dépassé et plusieurs objectifs du programme à fin décembre 2024, y compris les plafonds sur le déficit fiscal primaire et les arriérés intérieurs, n'ont pas été respectés. En réponse, les autorités ont adopté un budget pour 2025 visant à renforcer la discipline budgétaire et à accélérer la convergence du déficit fiscal global du Burkina Faso vers le plafond de l'UEMOA de 3 % du PIB.

"Les discussions ont révélé qu'une consolidation moins sévère serait préférable pour éviter des coupes de dépenses potentiellement trop drastiques en 2025. Dans cette optique, le personnel soutiendrait un assouplissement de l'objectif de déficit fiscal, jusqu'à 4 % du PIB en 2025, si un financement externe supplémentaire d'un montant de 0,7 % du PIB est disponible, tout en soulignant que le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures permettrait d'élargir l'enveloppe budgétaire sans recourir à un endettement supplémentaire.

"Le personnel a également eu des discussions initiales sur l'agenda de résilience du gouvernement en vue de leur demande d'initier des discussions préliminaires sur un éventuel arrangement dans le cadre du Fonds de résilience et de durabilité (RSF) du FMI à l'avenir.

"La mission du FMI a tenu des réunions à Ouagadougou avec le Ministre de l'Économie et des Finances, Monsieur Aboubakar Nacanabo ; le Directeur National de la BCEAO, Monsieur Armand Badiel ; et d'autres hauts fonctionnaires du gouvernement. L'équipe a également rencontré des représentants du secteur privé et des partenaires au développement.

"Le personnel du FMI souhaite exprimer sa gratitude aux autorités et aux parties prenantes burkinabè pour les discussions constructives et ouvertes ainsi que pour leur chaleureuse hospitalité et leur soutien."

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