Maurice Kamto, président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et candidat de l'Alliance Politique pour le Changement (APC) à la présidentielle 2025, a vivement critiqué la nomination de Monique Ouli Ndongo au Conseil Constitutionnel. Dans une déclaration rendue publique le 9 avril 2025, il qualifie cette décision d'"acte de défiance supplémentaire à la démocratie".
Une Nomination Contestée
La désignation de cette ancienne sénatrice RDPC (2013-2018) et membre du comité central du parti au pouvoir depuis 2011 intervient dans un contexte électoral tendu. Kamto y voit une manoeuvre du "Président de la République en fonction, qui est en même temps Président National du RDPC", en violation selon lui de l'article 7 (4) de la Constitution.
Un Conseil Constitutionnel Sous Influence
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Le candidat de l'opposition souligne que cette nomination "conforte le caractère monopartisant du Conseil constitutionnel". Il rappelle que l'institution s'est récemment distinguée par une "décision choquante d'incompétence" concernant l'application de l'article 80 du Code Électoral sur la publication de la liste électorale nationale.
Préparatifs d'un "Hold-up Électoral"?
Kamto met en garde contre ce qu'il considère comme "les jalons de la préparation d'un nouvel hold up électoral". Il évoque explicitement la présidentielle de 2018, marquée selon lui par des irrégularités, avec un "taux officiel de suffrages valablement exprimés (...) de 100,48%".
Appel à la Vigilance Populaire
Le leader de l'opposition en appelle à la mobilisation citoyenne: "Le peuple camerounais doit redoubler de vigilance et préparer une réponse appropriée". Il affirme que l'élection de 2025 "ne sera pas une répétition" de 2018, promettant une résistance active à ce qu'il perçoit comme une tentative de confiscation du processus démocratique.