Madagascar: Zone suburbaine - Les taxis-be de Vontovorona contre le recul de l'heure de prise du service

Marche à pieds obligatoire pour les usagers des taxis-be à Vontovorona, hier matin. Ecoliers, collégiens, lycéens et autres travailleurs ont dû parcourir plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre la RN1 et espérer trouver un véhicule de transport pouvant les emmener à Antananarivo. La raison de cette marche forcée, la grève des transporteurs de la ligne « G » reliant Vontovorona à Anosy. Il aurait été signifié aux transporteurs qu'ils ne pouvaient commencer leur journée qu'à 5 heures du matin, si d'ordinaire, quelques-uns parmi les véhicules de la ligne « G » débutent leur travail aux environs de 1 heure du matin.

La raison évoquée motivant cette mesure : les cas récents de vols dans les poulaillers ! Les taxis-be seraient alors considérés comme un moyen facilitant aux voleurs leur travail pour écouler les produits volés. Selon les explications de la gendarmerie, il s'agit plutôt d'un refus de se conformer aux réglementations déjà en vigueur, notamment le respect de l'espace terminus et l'interdiction de charger des marchandises en dehors de l'aire de stationnement.

Les chauffeurs et receveurs de taxis-be protestent contre la mesure. « Une telle décision pénalise toute une catégorie d'usagers, dont notamment les travailleurs des usines ainsi que les paysans qui doivent rejoindre tous les jours, à l'aube, le marché des paysans et celui d'Anosibe pour vendre leurs produits », indiquent-ils. Privés de cette clientèle, ils affirment ne pas pouvoir gagner suffisamment pour assurer leurs versements journaliers aux propriétaires des véhicules.

Une réunion tenue, hier, entre les responsables de la coopérative de transport, les autorités communales et la gendarmerie, a permis de reconsidérer la mise en application de la mesure. Les transporteurs ont repris le service dans la journée.

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