Ile Maurice: Primes rédhibitoires ?

Les jockeys et autres apprentis mauriciens ne savent plus sur quel pied danser après avoir pris connaissance de la proposition des primes d'assurance à leur intention en vue de la saison 2025. Celles-ci, qui étaient de l'ordre de Rs 77 000 en moyenne par année il y a deux ans lorsque le Mauritius Turf Club organisait les courses, sont désormais passées à un minimum de Rs 172 500 pour la saison 2025, soit environ Rs 34 000 par mois.

Cette proposition, faite par une compagnie d'assurances il y a quelque temps, est en effet venue couper l'herbe sous le pied des jockeys et autres cavaliers, voire lads mauriciens, déjà sevrés de leur gagne-pain avec l'entraînement des chevaux à l'arrêt en raison de l'indisponibilité des pistes depuis octobre 2024.

Est-il toujours rentable et cohérent aujourd'hui pour un cavalier mauricien de prendre une licence pour la saison 2025 et de souscrire à une couverture d'assurance aussi coûteuse, tout en sachant qu'il n'y aura probablement qu'une vingtaine de journées de courses et une paucité de montes à son intention ? C'est la question que se posent beaucoup de jockeys mauriciens et non des moindres.

La situation des lads, maillons très importants dans l'entraînement, n'est pas meilleure non plus. Pour ces travailleurs de l'ombre, il faudra débourser entre Rs 9 500 à Rs 12 300 par mois pour pouvoir exercer leur métier.

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Un cavalier mauricien d'expérience se désole, lui, surtout de la disparité entre les primes d'assurances à l'intention des jockeys mauriciens et celles des cavaliers étrangers. Selon nos renseignements, une cravache étrangère aura seulement Rs 87 500 à débourser sur une saison.

Cette nouvelle donne, en ce qu'il s'agit des assurances des cavaliers mauriciens, pourrait contraindre plusieurs de nos compatriotes à faire l'impasse sur la saison 2025, surtout ceux qui n'obtiennent pas beaucoup de montes. Elle sera également un gros obstacle pour les jeunes apprentis qui ont besoin de monter en courses pour s'améliorer. Il se peut également que cette situation vienne alourdir les frais des propriétaires - déjà sous pression avec les keeps d'un coursier aux alentours de Rs 55 000 par mois - si jamais les écuries décident de prendre à leur charge les frais d'assurance des lads et des apprentis.

Dans la communauté des entraîneurs, cette situation demeure une grosse source d'inquiétude dans la mesure où les apprentis jockeys et lads sont très importants pour la préparation des chevaux. Cela risque de venir chambouler tout le travail qui est fait le matin à l'entraînement, d'autant que les pistes sur l'hippodrome ne sont disponibles que deux heures et demie uniquement tous les matins. Affaire à suivre.

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