Ile Maurice: Cinq licenciements abusifs dénoncés par Narendranath Gopee

Le torchon brûle à la Financial Services Commission (FSC). Cinq employés, recrutés en 2024, viennent d'être licenciés dans des conditions que le négociateur de la Federation of Civil Service and Other Unions, Narendranath Gopee,qualifie d'arbitraires et inacceptables. Ces cinq licenciements sont intervenus en mars. Dans une lettre adressée à la ministre des Services financiers, Jyoti Jeetun, il dénonce des nominations controversées, des procédures de recrutement bafouées, et une décision du conseil d'administration jugée injuste et discriminatoire. Le syndicaliste réclame la réintégration immédiate des employés et interpelle le gouvernement sur le respect de ses engagements électoraux envers les travailleurs.

Dans sa correspondance, Narendranath Gopee replace cette affaire dans le contexte d'une question parlementaire posée le 4 mars 2025 par Ram Etwareea, député de Grand-Baie-Poudre-d'Or. Cette question portait sur les politiques de recrutement et de promotion au sein de la FSC, en particulier les nominations, au second semestre 2024, de cadres occupant un poste supérieur à celui d'Assistant Manager.

Selon le syndicaliste, la réponse apportée par la ministre à l'Assemblée nationale a soulevé plusieurs zones d'ombre, notamment sur la nomination de l'un des employés au poste de Director of Operations. Le syndicaliste souligne que cette nomination, d'abord contractuelle avant d'être rendue permanente, s'est faite en contournant les procédures établies et en l'absence d'appel à candidatures. Le poste n'aurait jamais été ouvert à des candidats qualifiés et aucune procédure d'entretien n'aurait été menée.

Narendranath Gopee s'insurge aussi contre l'annonce faite par la ministre dans sa réponse parlementaire, indiquant que le conseil d'administration de la FSC a été prié de revoir les recrutements de 51 employés, effectués en 2024, parmi lesquels figurent les cinq travailleurs licenciés. Pour le syndicaliste, cette décision constitue ungrave manquement au respect des droits des travailleurs, d'autant plus qu'elle concerne des agents occupant des postes de Office Attendant/Handyman, qui ne faisaient pas l'objet de la question parlementaire initiale.

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Dans sa lettre, il dénonce un mauvais signal envoyé par le nouveau gouvernement aux travailleurs, rappelant que la campagne électorale s'était pourtant construite autour d'un discours en faveur des droits et de la protection des salariés. Il réclame ainsi la réintégration immédiate et inconditionnelle des cinq employés, estimant qu'ils sont victimes d'une injustice et de décisions arbitraires.

La balle est désormais dans le camp de la ministre Jyoti Jeetun, interpellée sur cette affaire qui soulève des questions à la foissur la transparence des recrutements au sein de la FSC et sur le respect des droits des travailleurs dans un contexte postélectoral particulièrement sensible.

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