Ile Maurice: La colère gronde après les cérémonies du 1er-Février et du 12-Mars

Le ministre Mahen Gondeea promet qu'il suit cette affaire de très près

Plus de deux mois après les cérémonies officielles marquant l'abolition de l'esclavage et la fête de l'Indépendance, plusieurs artistes ayant participé à ces événements se retrouvent toujours sans rémunération. Des prestations livrées lors de la cérémonie du 1er-Février au Morne ainsi que lors du spectacle du 12-Mars au Champ-de Mars sont restées impayées, suscitant frustration et incompréhension dans le milieu artistique.

Des dizaines d'artistes locaux, qu'ils soient musiciens, danseurs ou techniciens, attendent toujours leur dû. Pour eux, ces retards de paiement sont devenus une fâcheuse habitude. «Nous avons honoré nos engagements avec professionnalisme. Aujourd'hui, on a du mal à joindre les deux bouts pendant que l'État tarde à nous payer», témoigne un artiste concerné, préférant garder l'anonymat.

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Contacté, le ministre des Arts et de la culture, Mahen Gondeea, se dit conscient de la situation. «Nous reconnaissons qu'il y a eu des retards de paiement. Des démarches sont en cours pour régulariser la situation. Je suis cette affaire de très près avec le ministre des Finances et le paiement sera effectué très vite», assure le ministre des Arts et de la culture. Il plaide pour une réforme du système de rémunération. «Ce système de paiement tardif envers les artistes doit être aboli pour que ces derniers puissent recevoir leur dû dans un délai convenable», affirme le ministre.

Selon une source officielle, le problème est dû à un manque de finance. Il nous revient que la caisse du ministère des Finances est vide après le passage de l'ancien régime. Malgré ce contexte budgétaire tendu, le ministre des Arts assure que le nécessaire sera fait au plus vite au niveau du ministère des Finances afin que les artistes soient payés.

En attendant, la colère monte parmi les artistes qui dénoncent un manque de considération pour leur travail et leur contribution à la culture nationale. Ils appellent les autorités à passer de la parole aux actes, afin que ces situations ne se reproduisent plus.

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