Cameroun: Shakiro affirme un soutien de Kamto à l'homosexualité - Le MRC dément fermement

Une polémique agite les réseaux sociaux camerounais après les déclarations de Shakiro, une personnalité transgenre, affirmant que l'opposant Maurice Kamto serait favorable à la dépénalisation de l'homosexualité au Cameroun. Dans une vidéo virale, Shakiro, de son vrai nom Njeukam Loïc Midrel, prétend avoir reçu ces assurances via l'avocate Alice Nkom, connue pour son engagement en faveur des droits LGBTQ+.

Les allégations de Shakiro et la réaction du MRC

Shakiro, récemment opéré en Belgique, critique la pénalisation de l'homosexualité au Cameroun, l'un des rares pays africains à criminaliser cette pratique. Il affirme que Kamto, candidat déclaré à la présidentielle, légaliserait l'homosexualité s'il était élu.

Cependant, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vivement démenti ces propos dans un communiqué officiel. Joseph Emmanuel Ateba, secrétaire national à la communication du MRC, a clarifié que Maurice Kamto n'a jamais rencontré Shakiro, ni directement ni par l'intermédiaire d'Alice Nkom. Le parti insiste sur le fait que ses positions contre la légalisation de l'homosexualité sont claires et constantes.

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Une manoeuvre politique ?

Pour certains observateurs, cette affaire relève davantage d'une manipulation politique que d'une réelle prise de position. Un analyste anonyme suggère que Shakiro chercherait simplement à faire le buzz, exploitant un sujet sensible dans un contexte électoral tendu.

Le MRC dénonce une campagne de désinformation visant à discréditer Kamto, rappelant que son projet de société, disponible publiquement, n'inclut aucunement la dépénalisation de l'homosexualité. Le parti réaffirme son attachement aux valeurs camerounaises, qu'il juge incompatibles avec une telle mesure.

L'homosexualité au Cameroun : Un débat récurrent

Le Cameroun reste l'un des pays les plus répressifs en matière de droits LGBTQ+, avec des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour homosexualité. Malgré les pressions internationales, les autorités maintiennent une ligne dure, reflétant une forte opposition sociale et religieuse.

Alice Nkom, avocate et militante, a longtemps défendu des personnes LGBTQ+ devant les tribunaux. Si son implication dans cette affaire n'est pas confirmée, son nom est souvent associé à ce combat controversé.

Un faux débat ou une vraie stratégie ?

Alors que les élections approchent, cette polémique soulève des questions sur l'utilisation des sujets sociétaux dans le débat politique. Le MRC accuse ses adversaires de propager des fake news, tandis que Shakiro, volontairement ou non, alimente un récit susceptible d'influencer l'opinion publique.

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