Le Royaume chérifien est présent sur le sol sénégalais pour créer de l'emploi. Par ces mots forts, le professeur Amine Laghidi a résumé le sens de sa participation au Salon international de la santé et du matériel médical de Dakar (SISDAK). Une présence marocaine qui s'inscrit dans une dynamique de coopération active, tournée vers la création d'opportunités économiques, le renforcement des relations bilatérales Maroc-Sénégal et la souveraineté sanitaire du continent africain.
Le professeur Laghidi, engagé dans plusieurs initiatives de développement en Afrique, rappelle que cette collaboration repose sur le respect mutuel, l'échange de savoir et la solidarité active.
« Nous ne sommes jamais là en tant que donneurs de leçons. Nous sommes dans un pays avec lequel nous apprenons, mais aussi avec lequel nous partageons avec générosité. » Il insiste également sur la démarche inclusive et constructive : « nous ne sommes pas là pour prendre la richesse, mais pour en créer [...] pas là pour prendre de l'emploi, mais pour en générer, main dans la main ».
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Les relations entre le Maroc et le Sénégal ne sont pas nouvelles. Elles s'inscrivent dans une tradition de coopération fructueuse, tant sur le plan diplomatique qu'économique et culturel. Le SISDAK devient une nouvelle fois un lieu de convergence régionale, rassemblant des acteurs de la santé venus de tous les horizons. Dans ce contexte, le Maroc réaffirme son engagement en faveur d'une Afrique forte et souveraine, notamment dans le secteur de la santé.
Il faut dire que de plus en plus d'étudiants africains choisissent le Maroc ou le Sénégal pour se former dans les domaines médicaux, contribuant ainsi à bâtir une expertise locale au service du continent.
L'industrie médicale africaine se veut souveraine
Dans son élan de prouesse pour l'avenir du secteur sanitaire africain, le professeur Laghidi place l'industrie des matériaux médicaux au cœur de ses ambitions. Il souligne l'importance de valoriser les métiers essentiels (techniciens, infirmiers, intermédiaires...) tout en intégrant les technologies de pointe telles que l'intelligence artificielle, le numérique, afin de créer une innovation adaptée aux réalités africaines.
Son objectif est clair : « transformer les importations, qui représentent aujourd'hui 95 % du secteur, en une production nationale. L'ambition sénégalaise est d'atteindre 50%, et c'est aussi la nôtre ». Le Maroc, fort de son expérience dans les secteurs de l'infrastructure, de la santé et de l'industrie, se positionne en acteur stratégique et partenaire de confiance. Pour lui, le marché sénégalais n'est pas une simple opportunité d'investissement, mais un espace de co-développement.