À Abidjan, la 17e édition Femua, le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, se tient cette semaine. L'évènement ambitionne de partager de la musique en éveillant les consciences et cette année, c'est le thème du civisme et de la sécurité routière qui a été choisi. Angélique Kidjo, Kaaris ou encore Smarty partageront la scène ce week-end. Le Femua, un festival qui prône la bienveillance, la tolérance et met sur le même pied d'égalité les hommes et les femmes.
Drapées dans leurs plus belles tenues, Hortense et ses amies sont venus profiter et voir leur chouchou du Femua, la chanteuse Josey. « Quand tu es au Femua, là, vraiment, il y a l'ambiance. Même si tu n'as pas envie de danser, tu vas danser, tu as envie de t'amuser. Ton sang est chaud ».
Le Femua c'est une fête, mais aussi un lieu de discussions. Au coeur de la foule, Mariam et sa collègue, agentes du ministère de la Jeunesse jouent leur partition : alerter la jeune génération. « On profite de cette lucarne pour venir sensibiliser les jeunes, faire des partages de préservatifs, leur rappeler que certes, on est venu pour s'amuser, mais en même temps, il ne faut pas avoir de comportement déviant, il faut faire très attention », estime-t-elle.
Sur scène, la militante Nash est aussi venue porter son message : la volonté collective de défendre un évènement tolérant. « Bien sûr, c'est une porte pour les femmes, constate-t-elle. C'est un cadre d'expression pour les femmes. Les femmes ne sont pas laissées pour compte. Je pense que c'est un festival qui réunit toutes les couches sociales, tous les genres musicaux, et tous les gens. »
