Congo-Kinshasa: Kabila - Tshisekedi - La tension monte...

« Rien ni personne ne me fera reculer. Aucune intimidation, perquisition ou menace ne m'ébranlera. Le peuple a plus que jamais besoin qu'on défende notre héritage. À ceux qui s'acharnent : vous perdez votre temps. Pliez déjà bagage. » Ces quelques mots postés par l'ancien Président congolais, Joseph Kabila Kabange, sur sa page X (Twitter), le 17 avril 2025, illustrent bien la tension entre son successeur aux affaires, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et lui.

Ce post est consécutif des perquisitions effectuées les mardi 15 et mercredi 16 avril 2025 par des agents de sécurité à son domicile de Kinshasa. Cela, deux semaines après qu'il a annoncé son retour d'Afrique du Sud où il s'est exilé depuis un moment.

Ce faisant écho des accusations contre Joseph Kabila, le chercheur et analyste, Clément Muya, poste une photo de plusieurs armes lourdes accompagnée d'un commentaire en soutien à la position de la mouvance présidentielle. « Voilà un échantillon de ce qu'on a trouvé lors de la perquisition d'une des résidences d'Olive Lembe Kabila. Son mari travaille en silence », écrit-il.

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Peu avant, l'ex-Chef d'État avait répondu aux autorités de Kinshasa l'accusant d'être derrière la situation dans l'Est du pays. « Ils disent que je suis derrière les groupes armés. Je leur réponds : où sont les preuves ? Le problème, c'est Tshisekedi. La solution aussi, c'est Tshisekedi. Qu'il parte. Le peuple congolais mérite mieux. Assez de diversion », a-t-il posté le 14 avril 2025.

La réaction de son épouse a également fait l'objet de relais, notamment de la part du journaliste Adam Chemisi. « C'est une persécution que nous subissons des services de sécurité et de ce régime. Ils nous persécutent et créent expressément des dommages sur l'image de nos activités », a déclaré la concernée.

Le 15 avril, l'homme d'affaires, Alain Aleng, se veut plus conciliant à l'endroit de Kinshasa. Sur sa page X (Twitter), il poste une vidéo des opérations de perquisition accompagnée d'un commentaire appelant au calme. « Nous dénonçons avec fermeté la perquisition sans respect de procédure, de l'une des résidences de la famille de l'ancien Président de la République, Joseph Kabila. Ce pays a plus besoin d'actes qui unissent les Congolais que des pratiques dictatoriales qui nous divisent », conseille-t-il.

Deux jours plus tôt, Joseph Kabila était davantage agressif à l'endroit de son successeur. Il écrit : « Le temps est compté. Le peuple a besoin de moi. Vous avez encore le choix : partir avec dignité ou affronter l'humiliation populaire. L'histoire se souviendra de ce que vous décidez maintenant. »

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