Depuis l'annonce du décès du Pape François, survenu le 21 avril en matinée, qui a créé une vive émotion et laissé la communauté chrétienne dans l'émoi, plusieurs informations circulent. Parmi ces nouvelles, celle de savoir qui sera le remplaçant du Pape François. Une question qui ne laisse pas l'Afrique de côté et met en évidence trois guides religieux de la sous-région.
On parle de l'archevêque de la République du Congo, Fridolin Ambongo, âgé de 65 ans, ainsi que du cardinal ghanéen Peter Appiah Turkson, qui a 76 ans, et du cardinal guinéen Robert Sarah, âgé de 79 ans.
Il faut dire que le continent est bien représenté par ces 3 figures pour la nomination du prochain « conclave ».
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Pour certains africains qui se focalisent sur cette information, il est clair qu'ils souhaitent une figure africaine pour une première fois.
Avec les défis qui secouent le continent et le caractérisent comme une partie mineure du globe, cette fois-ci l'Afrique subsaharienne se veut rehaussée, tout en espérant que les guides religieux portent aussi bien un avis d'espoir sur le continent qui a toujours été décrit comme étant « le berceau de l'humanité ».
Notons toutefois que chacun d'eux se décrit différemment l'un de l'autre, ce qui rend le christianisme africain complémentaire.
D'abord, le ghanéen Peter Appiah Turkson est décrit par les médias occidentaux comme étant l'un des cardinaux africains les plus influents pour son calme et sa tempérance. Il a souvent été présenté parmi les favoris pour devenir le premier pape noir de l'Église. Néanmoins, nos confrères de Jeune Afrique indiquent qu'il avait été nommé par le Pape Benoît XVI à la tête du Conseil pontifical Justice et Paix en octobre 2009. Le Ghanéen était l'un des principaux conseillers du défunt pape François.
Ensuite, nous avons le cardinal guinéen Robert Sarah, conseiller du défunt Pape François, reconnu pour son franc-parler. RTL Infos précise d'ailleurs qu'il n'a jamais dissimulé sa vision conservatrice de l'Église. Profondément attaché aux enseignements traditionnels du christianisme, il s'oppose ouvertement aux réformes portées par les courants progressistes, notamment à celles introduites sous le pontificat du Pape François.
La même source de préciser que « la proximité avec les milieux conservateurs est assumée, il se montre très critique envers ce qu'il considère comme des dérives modernistes, dénonçant la perte de la sacralité de la liturgie et la dilution des enseignements traditionnels ».
S'il est perçu par certains comme un candidat sérieux à la succession du pape François, Robert Sarah n'est pas le seul cardinal africain à se démarquer.
Parmi les favoris, Fridolin Ambongo, originaire de République démocratique du Congo (RDC) est aussi en lice pour le conclave.
Dans une ancienne interview réalisée par BBC News, il s'est prononcé en faveur de la pluralité religieuse, déclarant : « Laissons les protestants être des protestants et les musulmans être des musulmans. Nous allons travailler avec eux. Mais chacun doit garder sa propre identité ».
Soulignons qu'au total, parmi les 135 cardinaux électeurs, 18 viennent de l'Afrique et 3 sont représentés comme étant les outsiders. Par ailleurs, sur le continent, un espoir se dessine, et le besoin de réformes est bien réel. Pour beaucoup, un Pape africain serait une solution pour mieux affronter les conflits et les défis qui touchent l'Afrique.
