La capitale malgache, Antananarivo, accueille ce jeudi 24 avril le cinquième sommet de la Commission de l'océan Indien (COI). Cette organisation régionale regroupe Madagascar, les Seychelles, l'île Maurice, les Comores et la France, à travers le département de La Réunion. Deux grands dossiers sont au cœur des discussions : la sécurité alimentaire régionale et la possible intégration de Mayotte au sein de l'organisation, plaidée par la France mais refusée jusqu'ici par les Comores.
L'enjeu est de taille pour Emmanuel Macron. Le chef de l'État français a une occasion unique de plaider pour l'intégration de Mayotte au sein de la COI auprès des principaux concernés, à commencer par Azali Assoumani. Le président Comorien, qui revendique ce territoire, lui a jusqu'ici toujours opposé un refus. Pour Paris, Mayotte, en tant qu'île française, doit bénéficier au même titre que La Réunion des programmes et des fonds de la COI.
Une question d'équité, selon l'Élysée. Mais les convaincre représente aussi une victoire politique au sein de l'organisation : intégrer Mayotte permettrait à la France de renforcer sa présence stratégique dans l'océan Indien, notamment dans la zone du canal du Mozambique.
Madagascar, grenier de la région ?
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Madagascar, le pays hôte de l'événement, a de son côté l'occasion d'affirmer son potentiel en termes de sécurité alimentaire. La Grande Île détient à elle seule 98 % des terres agricoles de la COI. Une richesse qui pourrait faire d'elle le grenier de l'océan Indien. Mais encore faudrait-il harmoniser les règles de libre circulation des biens entre les États membres. Aujourd'hui, les échanges sont encore trop entravés dans une région largement dépendante des importations avec le reste du monde.