Afrique: Le Chargé d'Affaires de l'Ambassade du Soudan à Abidjan fait le point sur la situation au Soudan

Le chargé d'affaires de l'ambassade du Soudan à Abidjan Abbas Abdel Salam Idris a rencontré jeudi, Mme Mouminata Diaby, directrice des relations extérieures et de la coopération parlementaire au parlement ivoirien.

Le Chargé d'Affaires a fait le point sur la situation au Soudan et sur le succès de l'armée soudanaise dans la réalisation de victoires majeures dans diverses régions du Soudan.

Il a expliqué que la rébellion n'existe plus que dans certaines zones du Kordofan et dans certaines parties du Darfour, et que l'armée nationale, avec son professionnalisme et sa vaste expérience, est capable de mettre fin à la rébellion dans un court laps de temps, d'autant plus que les batailles restantes ne représentent pas 3% de la guerre menée par l'armée soudanaise depuis le début de la guerre en avril 2023.

Il a souligné que le gouvernement soudanais est déterminé à poursuivre les pays qui ont fourni des armes et des mercenaires à la milice et à fournir toutes les facilités possibles, compte tenu du génocide de milliers de personnes, du déplacement de millions de personnes et de la destruction des institutions qui ont résulté de la guerre.

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Le chargé d'affaires fait référence à la plainte du Soudan auprès du Conseil de sécurité et la Cour Internationale de Justice (CJI) contre les Émirats Arabes Unis, dont les sessions ont commencé ce mois-ci, et que le Soudan a fourni à la CJI des preuves suffisantes de l'implication des Émirats Arabes Unis (EAU) dans le soutien à la milice avec des armes, du matériel militaire et de la logistique, la participation de certains membres du personnel de sécurité émirati aux côtés de la milice et le recrutement de mercenaires étrangers provenant de pays voisins du Soudan et d'autres régions, y compris la Colombie, qui a présenté ses excuses au Soudan pour la tromperie de ses citoyens par Les EAU, qui les ont engagés pour travailler à la sécurisation des installations pétrolières en Libye, mais ce qui s'est passé, c'est qu'ils ont été jetés dans la guerre au Soudan.

De son côté, Mme Mominata a exprimé sa tristesse face à la guerre au Soudan et aux dégâts qu'elle a causés, ainsi que sa sympathie et sa solidarité avec le peuple soudanais dans cette épreuve qu'il avait déjà vécue en Côte d'Ivoire.

Elle a exprimé sa satisfaction quant à la communication entre le Parlement et la mission diplomatique soudanaise et l'importance de celle-ci dans l'échange de points de vue et la présentation de faits que beaucoup de gens ignorent en raison de la barrière linguistique et de la distance géographique entre les deux pays. Elle a déclaré qu'elle n'avait aucune information sur toute cette brutalité et les énormes pertes humaines et pensait qu'il s'agissait d'une guerre entre deux généraux, comme le rapportent les médias internationaux.

A la fin de la rencontre, elle a exprimé sa confiance dans la capacité des Africains à résoudre les problèmes africains s'ils évitent les influences extérieures.

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