Afrique Centrale: À Washington, la signature attendue d'une «déclaration de principes» entre la RDC et le Rwanda

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio assiste à la signature d'une déclaration de principes et les ministres des affaires étrangères Therese Kayikwamba Wagner de la RD Congo et Olivier Nduhngirehe à Washington, DC.

Dans la région des Grands Lacs, une nouvelle dynamique diplomatique est en marche. Ce 25 avril 2025, à Washington, le secrétaire d'État américain Marco Rubio préside une cérémonie attendue : la signature d'une « déclaration de principes » entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Que doit-on comprendre de ce nouveau développement qui intervient trois jours après la publication d'un communiqué conjoint entre la RDC et le groupe politico-militaire AFC/M23 ? Précisions.

Les signataires aux États-Unis sont Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre congolaise des Affaires étrangères, et son homologue rwandais, Olivier Nduhungirehe. Objectif affiché : poser les bases d'un cessez-le-feu durable, dans une région secouée par des décennies de conflits.

Depuis sa prise de fonction, Marco Rubio a échangé avec le président de RDC Félix Tshisekedi, celui du Rwanda Paul Kagame, mais aussi avec le chef de la diplomatie angolaise et le président kényan William Ruto.

Aujourd'hui, cette déclaration marque une nouvelle étape dans l'engagement américain. La cérémonie est prévue à 14h à Washington, soit 18h en temps universel. Les deux ministres seront ensuite reçus séparément par le secrétaire d'État adjoint, Christopher Landau.

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Les États-Unis, tout en soutenant le processus de Doha, déploient leur propre stratégie

Que contient cette déclaration ? Pour l'heure, aucune information officielle n'a filtré. Mais, selon des sources diplomatiques, elle vise à consolider les efforts en cours. Quatre jours plus tôt, le médiateur qatarien Mohammed al-Khulaifi rencontrait Massad Boulos, conseiller principal pour l'Afrique à la Maison Blanche. Les États-Unis, tout en soutenant le processus de Doha, déploient leur propre stratégie. Comme l'a récemment rappelé Massad Boulos : « Ce conflit dure depuis plus de trente ans. Il est temps d'y mettre fin. »

Et pour Washington, l'économie fait partie de la solution : un accord minier est en discussion avec Kinshasa, mais aussi avec d'autres pays de la région. Un moyen, selon la diplomatie américaine, d'ancrer la paix dans l'investissement et le développement.

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