La Journée mondiale de lutte contre le paludisme, édition 2025, se tient sous le thème : « Réinvestir, réimaginer et raviver nos efforts communs pour mettre fin au paludisme ». Cette maladie, qui continue de sévir sur le continent comme ailleurs, demeure une urgence de santé publique, comme en témoignent les nombreuses actions menées par l’Organisation mondiale de la Santé.
Appelant à l’implication des ménages autant que des autorités compétentes, cette journée du 25 avril se veut une nouvelle alerte sur la nécessité d’une santé durable et sur l’urgence d’éradiquer le paludisme.
À l’occasion de cette journée mondiale, l’OMS exhorte la communauté internationale à rester unie dans la lutte contre cette maladie afin de sauver des millions de vies et bâtir un monde plus sûr et plus prospère. L’initiative de 2025 vise à revitaliser les efforts, depuis les politiques globales jusqu’aux actions locales pour accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme.
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Aujourd’hui, le paludisme reste une menace majeure pour la santé mondiale, tuant un enfant chaque minute. Pourtant, des outils efficaces existent pour prévenir et traiter cette maladie mortelle. Au cours des deux dernières décennies, l’OMS et ses partenaires ont permis d’éviter des milliards de cas de paludisme et de sauver des millions de vies à travers le monde, notamment en Afrique.
Sur le continent, des efforts significatifs ont été réalisés, même si la maladie demeure préoccupante. En 2024, l’OMS a enregistré la livraison de 12 millions de doses de vaccin antipaludique dans la région africaine. Des avancées sont notables, mais pas à point, car la maladie continue de faire en moyenne une victime par minute, selon l’OMS Afrique.
Le rapport de l’OMS 2024 indique que treize pays africains ont introduit le vaccin contre le paludisme dans leur programme de vaccination de routine. Pour soutenir cette mise en œuvre, l’OMS et ses partenaires ont accompagné les autorités sanitaires dans le renforcement des dispositifs nationaux.
Avant le déploiement du vaccin au Cameroun, un programme pilote mené au Ghana, au Kenya et au Malawi avait permis de vacciner plus de deux millions d’enfants en deux ans. Les résultats ont été probants : une baisse de 13 % de la mortalité infantile toutes causes confondues, et une réduction de 30 % des formes graves de paludisme et des hospitalisations dans ces trois pays.
Des efforts à louer qui rappellent une fois de plus le véritable besoin d’un engagement commun entre les autorités et l’organisme en charge de la santé mondiale.
En cette Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’appel est clair, réinvestissons, réimaginons nos actions et ravivons nos efforts communs pour mettre fin à cette maladie évitable.