Congo-Brazzaville: À « balles réelles » !

Ils se tirent dessus, presque chaque jour que Dieu fait, heureusement à une distance qui n'offre pas de grand danger. Parce que leur terrain de confrontation est celui des idées et non pas des armes à feu. Tant mieux donc si le vif échange de propos par conférences de presse interposées entre les dirigeants de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) et du Parti social-démocrate congolais (PSDC) alimente un tant soit peu la vie démocratique au Congo.

Tout a commencé par la sortie, le 12 avril, du président du PSDC, lorsqu'à côté de ses amis d'une partie de l'opposition, Clément Mierassa a pointé du doigt de « faux » opposants en les désignant nommément ainsi que leurs formations politiques. Pour ce dernier, le Parti libéral congolais (PRL) et l'Upads ne devraient pas être considérés comme les forces de l'opposition dans la mesure où certains de leurs cadres sont membres du gouvernement.

Le président du PSDC s'était aussi promis, s'il les rencontrait, de rappeler à Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'Upads, et à Antoine Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, leader du PRL, qu'ils font fausse route. La diffusion en boucle de la conférence de presse du dirigeant du PSDC sur les médias sociaux notamment, a pris l'allure d'un matraquage que les destinataires du message n'ont visiblement pas souhaité passer sous-silence.

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Des deux responsables, c'est le premier de l'Upads, soit dit en passant chef de l'opposition politique consacré par la Constitution, qui a réagi le 22 avril en moquant un donneur de leçons. Le PRL prendra-t-il sa suite ? On ne saurait le dire pour l'instant, tout comme l'on ne sait pas si le PSDC reviendra à la charge le moment venu.

À moins d'une année de l'élection présidentielle, cette surenchère entre les acteurs politiques n'est pas anodine. En l'occurrence, l'opposition n'est pas la seule concernée. Il y a quelque temps, les rangs de la Majorité présidentielle étaient secoués par une querelle de positionnement entre les meneurs des initiatives « Le patriarche » et « Le timonier ».

Parfois, en politique, les rivalités prennent une dimension inattendue. Une note positive tout de même car en fin de compte, c'est aussi cela le propre de la lutte démocratique, les mieux organisés et les plus combatifs prennent le dessus tandis que la vie continue.

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