En Côte d'Ivoire, se déroule la seconde édition d'« Abidjan Art Week » jusqu'à dimanche 27 avril. Quatorze galeries d'art ouvrent leurs portes au public, avec des conférences et des expositions.
Dans son atelier, Sadikou Oukpedjo réalise un buste, taillé sur un tronc d'eucalyptus. C'est le dernier d'une série de 160 portraits représentant les esclaves oubliés de l'île de Tromelin. L'artiste plasticien nous invite à une introspection sur la mémoire de l'esclavage. « J'ai tout fait pour mettre une expression de quelqu'un qui a accepté sa situation. En quelque sorte, il est résilient », souligne-t-il.
Ces oeuvres sont exposées à la Fondation Donwahi et à la galerie Cécile Fakhoury. Simultanément, douze autres centres d'art de la capitale économique ouvrent leurs portes au public. L'objectif est celui de créer une animation qui dépasse les milieux purement professionnels. « C'est important d'élargir l'espace aux élèves, mais aussi aux personnes du troisième âge », précise le Professeur Yacouba Konaté, un des initiateurs d'Abidjan Art Week.
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Tout un parcours culturel se dessine donc à travers la ville, avec des bus mis à disposition, afin de susciter la découverte de structures culturelles moins connues, à l'image de la toute jeune galerie La Baraque, animée par Astride Yaoba. « On attend déjà un bon engouement de la jeune scène créative à Abidjan. On cherche aussi des retombées financières parce que c'est très important de soutenir cette scène-là », estime Astride Yaoba
L'an dernier, pour sa première édition, « Abidjan Art Week » avait bénéficié des affluences de la Coupe africaine des nations (CAN) pour avoir plus de visibilité.