De retour au pays après son long périple sur le sol français, l'ancien président, Marc Ravalomanana, a rencontré, ce samedi, à Alasora, ses partisans. Ce fut l'occasion pour lui de faire part de tout ce qu'il a constaté lors des différentes réunions qu'il a effectuées avec une partie de la diaspora malgache, en l'occurrence, selon ses explications, des spécialistes du droit constitutionnel. « Le cas de Tidjane Thiam est similaire à celui d'Andry Rajoelina alors que le tribunal ivoirien n'est pas complice du non-respect des lois en vigueur », a ainsi soutenu le patron du parti Tiako i Madagasikara (TIM).
En effet, le tribunal de première instance d'Abidjan a donné une suite favorable à la requête de plus de 150 personnes en prononçant la radiation de Tidjane Thiam, titulaire d'une nationalité française depuis 1987, de la liste électorale.
A Madagascar, malgré les différentes contestations et plaintes, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a maintenu la candidature d'Andry Rajoelina en 2023, en contournant, selon les explications, la Constitution. « C'est en réclamant le retour à la légalité et à l'Etat de droit que nous avons mené le « Hetsika Fotsy » en 2023 car nous ne voulions pas concourir avec un candidat vazaha, étranger », a ajouté l'ancien président, tout en précisant que les législations malgache et ivoirienne sont, dans ce cas précis, similaires, mais Madagascar n'est pas un Etat de droit.