Après des années d'extraction intensive du diamant dans le Kasaï, une pauvreté sans nom s' y est installée, détériorant la qualité de vie des habitants.
Des témoignages soulignent l'impact de la libéralisation du secteur diamantifère par le président Mobutu, une décision qui a malheureusement détourné de nombreux jeunes du circuit scolaire, les attirant vers une activité de creusage souvent éphémère. Le manque d'éducation financière de l'époque se répercute non sans conséquences, sur les générations actuelles.
Aujourd'hui, face à la raréfaction du diamant, la population de Mbuji-Mayi se débat autant qu'elle le peut mais patauge dans une précarité profonde.
Habituée à la facilité de l'extraction, elle peine à développer des sources de revenus alternatives. Le manque de cultures agricoles la rend cruellement dépendante des provinces voisines pour ses besoins alimentaires.
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Pourtant, une meilleure compréhension des principes financiers aurait jadis pu permettre à cette province de mieux anticiper et traverser ces crises.
Dans le numéro de Bana Okapi de ce lundi, nous nous sommes intéressés de près à l'importance vitale que revêt l'éducation financière et les répercussions dévastatrices que son absence engendrerait sur le futur des enfants et sur l'ensemble de la communauté de Mbuji-Mayi.