Les événements récents ont eu raison de la reprise économique, qui avait été durement acquise. L'activité économique a été supérieure aux attentes en 2024, permettant d'afficher une croissance régionale de 4 %, contre 3,6 % en 2023.
Grâce à des politiques plus judicieuses, les déséquilibres macroéconomiques se sont réduits, avec en particulier un ralentissement de l'inflation et une stabilisation de la dette publique. Fait notable, l'inflation globale médiane s'est établie à 4,5 % au début de 2025, tandis que le ratio dette/PIB médian s'est maintenu au-dessous de 60 %. Apprend-on du Fonds Monétaire Internationales (FMI).
Il faut dire que pour le FMI, il est clair qu'après quatre ans de crise, de nombreux pays d'Afrique Subsaharienne ne sont pas encore tirés d'affaire et la région fait face à un énième choc sous la forme d'une transformation soudaine du paysage économique extérieur.
Dans cette optique, le FMI appelle les gouvernements du monde à revoir l'ordre de priorité pour l'action publique qui selon l'organisme se traduit par une série de mesures tarifaires de taille du côté des États-Unis et par des contre-mesures de leurs partenaires commerciaux.
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La même source indiquer que d'après les prévisions actuelles, la croissance régionale sera plus modérée, à 3,8 % en 2025 et 4,2 % en 2026, soit une révision à la baisse de respectivement 0,4 et 0,2 point de pourcentage. Un fait qui se traduit non seulement par la baisse de la demande extérieure, mais aussi par la faiblesse des cours des produits de base et le resserrement des conditions financières.
Bien que l'accès aux marchés se soit amélioré en 2024, la dette reste élevée dans de nombreux pays, les taux d'emprunt ont augmenté et les conditions de financement mondiales se sont durcies.
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Par conséquent, les autorités devront donc de plus en plus s'appuyer sur les sources de vigueur et de résilience de leurs pays et accroître les recettes intérieures, améliorer l'efficience des dépenses et renforcer la gestion des finances publiques et les cadres budgétaires pour abaisser les coûts d'emprunt.
À l'avenir, le secteur privé va devoir fournir le gros des efforts pour atteindre les objectifs de développement à long terme. Les réformes structurelles qui renforcent la gouvernance, améliorent le climat des affaires et favorisent l'intégration commerciale régionale, mais aussi l'augmentation des investissements dans le capital humain et les infrastructures, peuvent créer un terrain plus propice à l'essor du secteur privé, c'est du moins ce que précise le FMI.
Notons qu'en Afrique subsaharienne, près d'une personne sur trois vit toujours au-dessous du seuil de pauvreté, il est donc indispensable de définir des stratégies pour une croissance diversifiée, qui donnent la priorité à la création d'emplois et soutiennent les plus vulnérables.
Dans son rapport de perspective économique régionales, le FMI conclu en déclarant que le monde a tout à gagner d'une Afrique forte, stable et prospère. Bénéficier d'un accès au marché prévisible pour ses biens et services marchands est tout simplement ce qui peut le plus aider l'Afrique subsaharienne.
Pour les pays plus pauvres et plus fragiles de la région, en revanche, l'appui financier des partenaires bilatéraux et multilatéraux serait souhaitable. Un tel soutien demeure essentiel pour que la région ne reste pas à la traîne.