Addis-Abeba — Dans un contexte de mutations rapides, marquées par l'augmentation de la dette et les tensions commerciales mondiales qui ont pesé sur la reprise économique post-COVID-19 en Afrique, la Commission économique pour l'Afrique et le centre de Politique pour le nouveau sud ont organisé le lancement national du Rapport économique sur l'Afrique 2025 (ERA 2025).
L'édition de cette année du rapport est intitulée : « Faire progresser la mise en oeuvre de l'Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) : proposer des actions stratégiques transformatrices ».
Ses protocoles et mécanismes couvrent un large éventail de domaines, tels que le commerce des biens et des services, le règlement des différends, la concurrence, l'investissement, la propriété intellectuelle, le commerce numérique et la contribution des femmes et des jeunes.
Les experts de la CEA soulignent qu'une mise en oeuvre rigoureuse de la ZLECA en 2045 pourrait permettre au continent d'accroître son PIB de 141 milliards de dollars américains et ses échanges intra-africains de 276 milliards de dollars américains (+ 45 %).
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
À court terme, la ZLECA peut aider les industries africaines menacées par la hausse des tarifs douaniers internationaux, comme les secteurs de l'automobile et des engrais, à accélérer leur transition vers des marchés régionaux alternatifs.
Selon la CEA, le rapport examine également les lacunes observées dans sa mise en oeuvre et dresse une liste d'actions prioritaires pour assurer sa réussite dans un contexte commercial mondial en rapide évolution.