ALGER — La 2e session de formation en matière de protection du patrimoine culturel et de lutte contre le trafic illicite des biens culturels, organisée par le ministère de la Culture et des Arts, en coordination avec le secteur de la Justice, au profit des magistrats, a débuté, samedi à Alger, et ce, dans le cadre du mois du patrimoine (18 avril-18 mai).
Présidant l'ouverture de cette session de formation au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, en présence de représentants du ministère de la Défense nationale, du ministère de la Justice et des différents corps sécuritaires, ainsi que de chercheurs spécialisés, le ministre de la Culture et des Arts, Zouhir Ballalou a indiqué que "la protection du patrimoine culturel est la responsabilité de tous", ainsi qu'"un devoir national et un enjeu stratégique reflétant la profondeur de l'appartenance et de l'identité de la nation".
Dans ce cadre, "48 dossiers relatifs aux différentes atteintes aux biens culturels immobiliers, tels que les sites archéologiques et les monuments historiques, ont été examinés au niveau de 24 wilayas, à l'issue desquels dix (10) actions en justice ont été intentées".
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Rappelant les efforts consentis dans le cadre du soutien aux programmes de formation spécialisée, M. Ballalou a fait état de la formation de techniciens issus de 35 établissements publics et privés, notamment dans les domaines de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel manuscrit, outre la création d'une cellule de veille chargée d'enquêter, de récupérer et de suivre les affaires relatives aux atteintes au patrimoine culturel national sur Internet, ayant permis, en coordination étroite avec les services diplomatiques, la restitution et le rapatriement de 11 pièces archéologiques et artistiques de l'étranger".
A cet effet, M. Aoun a appelé les participants à cette session à "tirer pleinement profit des connaissances et acquis que propose cet atelier en vue de promouvoir et d'appuyer le traitement judiciaire qualitatif et dissuasif des litiges liés au patrimoine culturel et lutter contre le trafic illicite des biens culturels".
Il a réaffirmé la poursuite de la coopération avec le secteur de la culture et des arts ainsi que "la coordination permanente et continue" avec ce dernier, les différents services sécuritaires et administratifs ainsi que la société civile pour préserver le patrimoine culturel et lutter contre le trafic illicite des biens culturels.
La première journée de cette session de formation, à laquelle prennent part les officiers de la police judiciaire, a été marquée par la présentation de plusieurs communications dont "La stratégie du ministère de la Culture et des Arts dans la protection du patrimoine culturel" et "Le rôle de la Gendarmerie nationale dans la lutte contre les crimes d'atteinte au patrimoine culturel".
Les participants à cette session suivront un programme pédagogique et pratique comportant des ateliers dans plusieurs établissements muséaux de la wilaya d'Alger, ainsi que des visites de musées et de sites archéologiques à Cherchell, Médéa et Tipasa. L'atelier sera clôturé le 8 mai.