Congo-Kinshasa: Le cuivre du pays un atout stratégique selon la CNUCED

Une vue d’une grande fosse à ciel ouvert au milieu de nulle part
6 Mai 2025

Le cuivre est omniprésent dans notre quotidien avec son usage pour la fabrication de smartphones, panneaux solaires, véhicules électriques. Mais pour la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ce métal va bien au-delà de ses usages industriels. Il constitue un levier stratégique pour les économies, à condition d'adopter des politiques commerciales efficaces, d'investir massivement et d'encourager le recyclage.

Dans sa dernière mise à jour sur le commerce mondial publiée le 6 mai, le CNUCED met en garde contre une pénurie imminente de cuivre qui pourrait freiner la transition mondiale vers les énergies propres et les infrastructures numériques.

Le rapport qualifie le cuivre de « nouvelle matière première stratégique » pour la nouvelle économie verte et numérique, tout en étant un test pour la résilience des systèmes commerciaux mondiaux face aux pressions sur les ressources.

Parmi les cinq pays détenant plus de 50 % des réserves mondiales de cuivre, la République démocratique du Congo (RDC) figure en bonne place. Pourtant, le pays comme d'autres, riches en ressources, continue d'exporter principalement du cuivre brut.

Par conséquent, la valeur ajoutée est captée ailleurs, notamment dans les pays transformateurs, au détriment de l'économie locale.

Engin Minier

La CNUCED déplore que ces pays restent « coincés au bas de la chaîne de valeur », incapables de s'industrialiser faute d'infrastructures adaptées, de compétences spécialisées et de politiques commerciales ciblées. L'organe subsidiaire des Nations Unies précise que l'escalade tarifaire des droits de douane peu élevés sur le cuivre raffiné (moins de 2 %) augmente fortement (jusqu'à 8 %) sur d'autres produits finis tels que les feuilles et les fils de cuivre, ce qui peut décourager une progression sur la chaîne de valeur.

La même source indique que la plupart des grands exportateurs de cuivre se situent également en dessous de la moyenne mondiale en termes de complexité économique, ce qui souligne la nécessité d'investir dans les infrastructures, les compétences et des politiques commerciales ciblées.

Il déclare que l'offre seule ne suit pas, la demande mondiale devrait augmenter de plus de 40 % d'ici 2040, mais la faible teneur du minerai, les risques géopolitiques et les longs délais de développement jusqu'à 25 ans pour les nouvelles mines posent des défis structurels. Pour répondre aux besoins prévus, la CNUCED préconise 80 nouvelles mines et 250 milliards de dollars d'investissement d'ici 2030.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.