Afrique: 'Stéréo Africa festival', un voyage musical d'ici et d'ailleurs

Dakar — La quatrième édition de "Stéréo Africa festival", ouverte, mercredi, dans la soirée à l'institut français de Dakar, offre un voyage musical ponctué de diverses sonorités.

A l'affiche pour cette toute première scène, le duo de musiciens argentins Mishka Adams et Beto Caletti valse sur des rythmes afro-latines de l'Amérique du Sud, du sud du Brésil à la Colombie en passant par l'Argentine leur pays d'origine. Ils surfent entre des musiques traditionnelles et modernes avec une harmonie vocale et le son de la guitare.

Ce spectacle très intimiste fait découvrir au public ces musiciens-chanteurs qui se produisent pour la première fois au Sénégal.

Le koriste Lamine Cissokho prend lerelais sur scène et revisite ses compositions musicales, une plongée dans les mélodies traditionnelles mandingues accentuées de blues et de jazz.

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Ce fils de la Casamance qui vit aujourd'hui en Suède depuis 25 ans, accompagné du percussionniste à la calebasse Ibou Ndao et du bassiste centrafricain Romy Christian, se dit "fier" de participer pour la première fois à un festival au Sénégal.

"Mille merci au +Stéréo Africa festival+! Je suis très content, fier et ravi d'être ici ce soir. Pourquoi ? C'est la première fois qu'un festival à Dakar m'invite après 25 ans en Europe et c'est le +Stéréo Africa+ qui m'invite", lance-t-il avant de jouer son premier morceau "Folon" (Passé en Mandingue)

"Gardien de la tradition orale mandingue", Lamine Cissokho affirme "qu'on naît griot, on ne le devient jamais". Il dit venir pourtant chaque année au Sénégal et jouer souvent dans des endroits de la capitale.

"Il y a des festivals qui se passent à Dakar et à Saint-Louis, malheureusement, je n'ai jamais été invité malgré les contacts. C'est pourquoi je ressens beaucoup de fierté d'être accepté à +Stéréo Africa festival+", insiste le fils de Sana Cissokho et neveu de Lala Kéba Dramé, gardiens de la kora, qui fait le tour du monde pour véhiculer les sons de cet instrument.

Cissokho qui porte son héritage de griot, n'oublie pas "le passé" dont le morceau "Folon" du même nom en mandingue a démarré sa prestation.

Les titres "kànâ kàsi" (Ne pleure pas),"Borribasso", "Modestie" tiré d'un conseil de son père ou encore "contre vent" et "Dialikunda" (la famille), ont été joués devant un public conquis.

Lamine Cissokho salue le projet "Stéréo Africa festival" qui, dit-il "met en valeur les musiciens d'ici et d'ailleurs", remerciant ainsi le promoteur et musicien Sahad Sarr et son équipe.

Il cède ainsi la scène à un autre musicien guitariste sénégalais Tapha Diarabi pour clôturer la soirée.

"Stéréo Africa festival" qui se poursuit jusqu'à dimanche, verra défiler sur ses scènes à la maison de la culture Douta Seck ou encore au centre culturel Blaise Senghor entre autres des musiciens d'ici tels que Cheikh Lo, Daara J, Maria Sigma, Chadia, Alibéta, Samira Fall, et d'ailleurs.

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