A l’approche de la 8e Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations Unies prévue du 12 au 18 mai prochain, « l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé une nouvelle boîte à outils pour aider les gouvernements à promouvoir la mobilité active en la rendant plus sûre ». Cette information est relayée dans un communiqué de l’organisme rendu public ce 09 mai.
Sous le thème « Rendre la marche et le vélo sûrs », la Semaine offre « l’occasion d’inciter à l’action aux niveaux national et local pour rendre la marche et le vélo sûrs, en mettant en lumière les interventions concrètes et spécifiques qui peuvent être prises par différentes parties prenantes tels que les gouvernements, les agences internationales, la société civile, les entreprises et les écoles », a indiqué l’OMS.
Il est important de noter que « la sécurité de la marche et du vélo contribue à promouvoir des sociétés plus équitables, où les personnes de tous les niveaux socio-économiques ont le même degré d’accès à ce que leurs villes offrent ».
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D’après le document, chaque année, près de 1,2 million de personnes perdent la vie sur les routes, dont plus d’un quart à pied ou à vélo. Pourtant, assure-t-il, seulement 0,2 % des routes dans le monde sont équipées de pistes cyclables, et beaucoup trop de communautés manquent de services de base comme des trottoirs ou des passages piétons sûrs.
Selon le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, «la marche et le vélo améliorent la santé et rendent les villes plus durables. Chaque pas et chaque trajet contribuent à réduire les embouteillages, la pollution de l’air et les maladies ». Dès lors, « nous devons rendre la marche et le vélo sûrs, afin que davantage de personnes choisissent ces options plus saines et plus écologiques », a-t-il ajouté.
L’OMS indique que moins d’un tiers des pays ont des politiques visant à promouvoir à la fois la marche et le vélo. C’est pourquoi, leur nouvelle boîte à outils vise à combler cette lacune en fournissant des conseils pratiques et fondés sur des données factuelles aux décideurs, aux urbanistes, aux défenseurs de la santé et à la société civile.
Parmi les actions figurant dans la boîte à outils, on note l’intégration de la marche et du vélo dans les politiques de transport, de santé, d’environnement et d’éducation ; la construction d’infrastructures sûres comme des trottoirs, des passages à niveau et des pistes cyclables protégées.
A cela s’ajoutent l’établissement et l’application de limites de vitesse plus sûres alignées sur les meilleures pratiques mondiales ; la promotion de la sécurité routière par le biais de campagnes de sensibilisation du public et de changement de comportement, entre autres.
Pour l’OMS, ces modes contribuent également à l’urbanisation durable, c’est-à-dire des villes construites pour le bien-être des humains et de l’environnement et qui renforcent le lien social.
Il faut noter que la marche et le vélo peuvent avoir un impact positif sur la santé et l’environnement, en réduisant les maladies cardiaques et pulmonaires, le cancer et le diabète et en diminuant la pollution atmosphérique et sonore. Donc, il est crucial pour les États incluent des programmes incitant les populations à pratiquer le vélo et la marche.