La Chine appelle ses ressortissants à quitter « immédiatement » le Soudan, une décision qui intervient après la publication d'un rapport mettant en cause Pékin dans la fourniture indirecte d'armes aux paramilitaires soudanais. Selon Amnesty International, les bombes utilisées par les paramilitaires des Forces de soutien rapide au Darfour et à Khartoum sont de fabrication chinoise.
Selon Amnesty International, les bombes ont pu être identifiées grâce à l'analyse d'images de débris retrouvés, après plusieurs attaques. D'après l'ONG, ces armes seraient livrées par les Émirats arabes unis aux groupes paramilitaires, en violation de l'embargo sur les armes imposé par l'ONU, rappelle Aymeric Elluin, chargé de plaidoyer chez Amnesty International.
Ce qui a de particulier, c'est qu'une nouvelle fois, on constate que ces équipements n'ont pas été transférés directement au Soudan, et pour cause, le Soudan fit l'objet d'un embargo, un sur le Darfour et un sur l'ensemble du pays. Tous ces équipements ont été achetés, à la base, par les Émirats arabes unis à la Chine, et réexportés à destination des Forces d'appui rapide.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Alexandra Brangeon Les Émirats arabes unis ont rejeté ce rapport d'Amnesty International. « Ces affirmations sont sans fondement et dénuées de preuves », a déclaré le ministre adjoint à la Sécurité et aux Affaires militaires, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, par le ministère émirien des Affaires étrangères.
À lire aussi
Soudan: selon l'armée, les paramilitaires ont utilisé des drones chinois lors des dernières attaques