Burkina Faso: Construction du Mémorial Thomas-Sankara - Bientôt, une campagne de mobilisation des ressources

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a tenu, samedi 17 mai 2025 à Ouagadougou, une soirée d'échanges en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la construction des infrastructures du Mémorial Thomas-Sankara.

Soucieux de perpétuer la mémoire du père de la Révolution d'août 1983, le capitaine Thomas Sankara, le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a réuni partenaires, mécènes, institutions et citoyens, samedi 17 mai 2025, pour une soirée d'échanges autour du Projet de construction des infrastructures du Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara (PCIM-INTS). L'objectif est de fédérer les énergies et mobiliser les ressources financières nécessaires à la réalisation de ce projet d'envergure, estimé à 177,5 milliards FCFA.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé que l'ambition du projet est de faire du mémorial un lieu vivant de transmission, de réflexion et de dialogue. « Le Mémorial Thomas-Sankara n'est pas qu'une oeuvre architecturale. Il est l'incarnation des idéaux portés par le Président Sankara : intégrité, justice sociale, souveraineté, panafricanisme », a-t-il déclaré.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Dans ce sens, il a lancé un appel solennel à la solidarité, invitant institutions publiques, secteur privé, partenaires techniques, diaspora et citoyens du monde à joindre leurs forces. « Sankara est immortel. Rendons-le fier de son oeuvre dont nous avons hérité », a-t-il insisté ». Le ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la mobilité, Emile Zerbo, représentant le Premier ministre, quant à lui, a salué la portée historique de l'initiative tout en soulignant que l'héritage du Président Thomas Sankara transcende les frontières nationales pour s'inscrire durablement dans la conscience collective africaine et mondiale. « Le Burkina Faso a Thomas Sankara comme repère », a-t-il affirmé.

Une oeuvre pour la postérité

Pour lui, Sankara n'appartient plus seulement au pays des Hommes intègres, mais à l'Afrique et au monde.

« Son héritage inspire la dynamique actuelle d'une renaissance panafricaine à travers la Confédération des Etats du Sahel », a-t-il poursuivi. Il a également annoncé le lancement prochain d'une campagne nationale et internationale de mobilisation. Emile Zerbo a aussi rendu hommage à l'architecte Francis Kéré, porteur du projet architectural, qui incarne « l'esprit de Sankara », avec l'utilisation des matériaux locaux pour concevoir une oeuvre durable et identitaire.

Celui-ci a exprimé sa fierté et sa gratitude à l'endroit des autorités pour l'initiative de construction du mémorial : « c'est un lieu de recueillement, de célébration et d'éducation. Je suis honoré d'avoir été choisi pour concevoir ce sanctuaire dédié à un homme d'exception », a-t-il indiqué. Il a ajouté que l'oeuvre, tel que pensée, dépassera le simple cadre d'un monument funéraire. Il s'agira, a-t-il expliqué, d'un complexe culturel et éducatif, d'un centre de recherche et de rencontre, d'un repère pour les générations actuelles et futures.

L'édifice, déjà amorcé par l'inauguration du Mausolée de Sankara et de ses 12 compagnons, a-t-il fait savoir, devra s'épanouir dans les années à venir avec l'apport de toutes les consciences mobilisées autour de cet idéal commun.

En reconnaissance des efforts déployés pour la préservation de la mémoire du Président Thomas Sankara, dix personnalités ont été distinguées à titre honorifique au cours de la cérémonie. Elles ont été élevées dans les grades d'officier et de chevalier de l'Ordre de l'Etalon. Parmi les personnalités, figure Dr Jean-Hubert Bazié, compagnon de Thomas Sankara. « Le mausolée est une forme de justice rendue à la mémoire de tous les sacrifiés. Leur combat n'a pas été vain », a-t-il argué.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 80 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.