Sénégal: Décret créant une allocation spéciale de retraite - Le SAES sonne la remobilisation

Dakar — Le Syndicat autonome de l'enseignement supérieur (SAES) appelle ses militants à la remobilisation en vue de l'application du décret créant une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités.

Le SAES a lancé cet appel dans un communiqué rendu public à la suite de la conférence nationale de ses sections, qui s'est tenue le samedi 17 mai 2025 à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. Cette instance réunit le bureau national et les bureaux de section de l'ensemble des universités du Sénégal tous les six mois.

Le syndicat du supérieur "se félicite de la signature, par le Président de la République et le Premier Ministre, du décret n° 2025-398 du 7 mars 2025 modifiant le décret n° 2020-1788 du 23 septembre 2020 créant une allocation spéciale de retraite au profit des enseignants et chercheurs titulaires des universités".

Il estime que c'est "la correction de l'injustice subie par les ayants cause des enseignants-chercheurs et chercheurs décédés".

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Le SAES se désole que le Fonds national de retraite (FNR) "refuse catégoriquement d'appliquer dans l'esprit et la lettre le décret signé par les autorités étatiques, prolongeant ainsi l'injustice et la double peine imposées aux ayants cause des enseignants et chercheurs décédés".

Le syndicat appelle tous ses militants à la mobilisation en vue de reprendre la lutte dans les prochains jours pour le règlement définitif de cette "injustice" envers les familles des défunts collègues, informe le communiqué.

Il prévient qu"'aucune responsabilité ne pourrait lui être imputée sur les conséquences désastreuses du comportement de défiance inqualifiable du FNR".

Lors de cette conférence nationale, les différents intervenants ont relevé les problèmes qui "gangrènent le fonctionnement des universités publiques : déficit en infrastructures pédagogiques, manque criant d'enseignants, budgets insuffisants, absence de texte de gouvernance et de financement de la recherche, spoliation foncière, etc.".

Le SAES souligne que le gouvernement avait pris des engagements concernant ces questions dans le protocole d'accord du 6 janvier 2023 et à la suite du préavis de grève du 13 janvier 2025, préavis à l'expiration duquel la tutelle n'a pas ouvert de "négociations sérieuses".

"De plus, les négociations sectorielles, demandées par le Premier Ministre lors de la rencontre tripartite gouvernement-patronat-syndicats du jeudi 27 février 2025 n'ont jamais eu lieu pour le cas de l'enseignement supérieur", déplore le communiqué.

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