Afrique Centrale: Sud-Kivu - 3 600 nouveaux déplacés fuient les affrontements à Kalehe

Trois mille six cents personnes ont abandonné leurs villages situés dans les hauts plateaux et aux abords du parc national de Kahuzi-Biega, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Ces populations fuient, depuis mardi 20 mai dans la matinée, les affrontements opposant les Wazalendo aux rebelles AFC-M23.

Ces nouveaux déplacés se retrouvent sans abri, après la reprise des combats mardi matin à Bogamanda, dans le groupement de Mbinga-Sud.

L'accalmie observée précédemment avait nourri l'espoir d'un retour à la paix, mais elle n'a duré que cinq jours.

Les habitants de Kasheke, Tchofi et Cibanja ont fui vers des localités situées sur le littoral du lac Kivu.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Certains ont trouvé refuge dans des familles d'accueil, d'autres se sont installés dans des infrastructures publiques. Ces déplacés n'ont pas accès à l'eau potable et consomment l'eau souillée du lac. Leur alimentation dépend des populations locales, elles-mêmes en grande précarité.

Selon des sources concordantes, lors des opérations de ratissage menées dans les villages touchés, les rebelles exécuteraient sommairement toute personne soupçonnée d'être Muzalendo.

Cette situation alarmante appelle à une action humanitaire urgente pour venir en aide aux populations en détresse, estiment ces sources.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.