Sénégal: Ousseynou Ly - 'La justice réparatrice est un combat qui intéresse tous les africains'

L’Union africaine a déclaré que 2025 sera l’année de la justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine grâce aux réparations

Le ministre conseiller, porte-parole de la Présidence, Ousseynou Ly, a déclaré, samedi, que la justice réparatrice est un combat qui intéresse tous les africains.

"Je pense que, quand on parle de justice réparatrice, c'est un combat qui intéresse toutes les nations et tous les Africains", a-t-il dit.

Ousseynou Ly, intervenait lors de la cérémonie d'ouverture de la journée de l'Afrique 2025 - Dialogue politique panafricain multi acteurs. Cette année, le thème retenu est : "Justice réparatrice pour les Africains : Reconquérir la dignité et renforcer la redevabilité".

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Selon lui, "le moment d'engager ces réflexions est venu, mais pour aboutir à une position commune sur cette question qui touche pratiquement toute l'Afrique et il est important que chacun puisse dégager sa vision de l'Afrique". "Non pas pour évoquer le passé seulement, mais de partir par le passé pour définir aujourd'hui, de quel futur nous voulons", a-t-il précisé.

Il a rappelé que quand il s'agit d'exiger des réparations, d'exiger la vérité, de réparer les injustices, la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a-t-il cité : "c'est d'abord d'orienter ses exigences vers nous-mêmes avant de pouvoir réclamer ou bien d'exiger quoi que ce soit aux autres".

Désiré Assogbavi, conseiller en plaidoyer pour la Fondation Open Society à Dakar, a expliqué que l'objectif de cette journée africaine est de rassembler plusieurs générations d'Africains et s'adonner à un devoir de mémoire.

"Le devoir de mémoire de nous rappeler que les impacts de l'esclavage, de la colonisation, de l'apartheid sont encore visibles sur le continent et de réclamer à ce que le monde entier, qui a fait subir cela à l'Afrique, reconnaisse et, par ce biais, rectifier ce qui doit être encore corrigé aujourd'hui", a-t-il souligné.

Selon lui, l'impact de ces événements, on le voit encore dans la gouvernance internationale.

"Il s'agit donc de faire revenir à l'Afrique la place qu'elle mérite dans la gouvernance internationale, au niveau des institutions régionales, internationales et financières, etc. Il nous revient également de faire ce dialogue et de dire au monde entier que l'Afrique a décidé de s'unir et de porter haut sa voix pour réclamer la place qui doit lui revenir", a encore dit Desiré Assogbavi.

Les conclusions de ces assises seront rassemblées et envoyées à l'Union africaine.

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