La cérémonie officielle d'ouverture des Assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement s'ouvre ce mardi 27 mai à Abidjan, en Côte d'Ivoire, et se déroulera jusqu'au 30 mai 2025. Sous le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », cet événement culminera avec l'élection d'un nouveau président pour succéder à Akinwumi Adesina, qui a brigué ses deux mandats au sein de l’institution panafricaine.
Deux mandats de 5 ans, soit une décennie, allant de 2015 à 2025, le temps s’est écoulé et l’heure est au bilan. « High 5 », c’est la stratégie qui avait été mise en place par le nigérian Akinwumi Adesina. Si le bilan est à l’ordre du jour, les émotions ne sont pas en reste.
Pour faire un point sur son arrivée à la BAD, dans son discours d’investiture du 1er septembre 2015, le huitième Président élu du Groupe de la Banque africaine de développement avait fixé un nouvel ordre pour la BAD.
À cet effet, il avait exposé les cinq priorités de développement de l'institution parmi lesquelles on compte l'éclairage et l'énergie en Afrique, nourrir l'Afrique, industrialiser l'Afrique, intégrer l'Afrique et améliorer la qualité de vie des peuples d'Afrique.
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Ces domaines d'intervention, nommés les « High 5 », ont été les points saillants du Président sortant de la BAD. Des piliers qui sont en adéquation avec l'ordre du jour des Nations unies sur les objectifs de développement durable (ODD).
Les Africains sont en émoi, conscients des départs, mais ignorent quel sera l'avenir de la présidence de la BAD. Par conséquent, les prouesses réalisées par le Nigérian et son équipe demeurent le point central des débats actuels.
Sous sa direction, la BAD a rehaussé la qualité de vie de plus de 565 millions d'Africains. On note parmi ces réalisations 128 millions d'individus qui profitent désormais de services de santé améliorés, 121 millions ayant bénéficié d'une meilleure accessibilité des transports, 104 millions bénéficiant de la sécurité alimentaire, 68 millions ayant accès à l'eau potable et aux NTC, sans omettre les 34 millions qui disposent de services d'assainissement améliorés et les 28 millions ayant accès à l'électricité. Des efforts qui ont conduit l'institution africaine à un niveau plus élevé.
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Il faut bien le dire, M. Adesina a touché l’un des points forts de la Banque, réalisant l’une des plus importantes augmentations de capital de son histoire, passant de 93 milliards de dollars en 2015 à 318 milliards de dollars aujourd’hui. La reconstitution record des ressources du Fonds africain de développement a par ailleurs permis de lever 8,9 milliards de dollars, et un demi-milliard d’Africains ont bénéficié des investissements de la Banque pendant dix ans. Le président ivoirien S.E. Alassane Ouattara a salué les efforts, en exprimant ses félicitations à l'ancien président de la BAD pour « son leadership, mais surtout pour la satisfaction des résultats ».
Ali Mahaman Lamine Zeine, premier ministre du Niger, n’a pas omis de célébrer les différentes réalisations du président Adesina rappelant comment les « High 5 » ont été une stratégie qui a répondu et pris conscience des besoins des africains.
Il faut surtout dire que l’un des projets d’infrastructure qui a valorisé les initiatives de ces « High 5 », est celui du pont qui relie cinq pays, à savoir la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin, le Togo et le Nigéria, appelé le "Corridor Abidjan-Lagos". Un investissement qui démontre les efforts établis lors de cette décennie.
Pour rappel, des présidents, notamment ceux des Comores, S.E Azali Assoumani et du Ghana S.E John Dramani Mahama ont bien marqué leur présence lors de ces Assemblées annuelles de la BAD.
Qui sera à la hauteur d’Akinwumi Adesina ? Quelle vision aurait-il pour les 10 prochaines années au sein de l’institution panafricaine ? Les questions demeurent et les attentes croissantes prennent place. Si la gouvernance de la BAD est une mission et non un emploi, comme le cite Adesina, son successeur pourrait-il faire de la BAD une mission accomplie lors de son mandat ?