Sénégal: Dialogue national - Des Fatickois déclinent leurs attentes

Fatick — De jeunes artisans de Fatick invitent le gouvernement à trouver des solutions à la cherté de la vie, un point qu'ils aimeraient voir être inscrit à l'ordre du jour du dialogue national devant s'ouvrir mercredi au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD).

Au carrefour "Gouye méw", Mbagnick Ngom, un vulgarisateur, déplore le coût élevé de la vie qui l'empêche de faire des économies. " J'évolue dans un secteur florissant, mais la nourriture, les soins de santé, le carburant sont coûteux. C'est presque impossible de garder un peu de revenu", dit-il à l'APS.

Il propose à l'Etat, au sortir du Dialogue national avec l'ensemble des parties prenantes, de trouver des solutions permettant de faire prospérer leur secteur d'activité et de participer à l'effort de développement.

Abondant dans le même sens, Fodé Camara, apprenti tailleur, fait part de son souhait d'ouvrir un atelier grâce à son pouvoir d'achat. Pour y arriver, il plaide pour le renforcement des moyens et outils de financement à des conditions allégées.

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" Le président de la République nous invite au travail, le potentiel est là, mais les finances ne suivent pas", a-t-il déclaré.

Fodé Camara estime que ces jours de discussions avec la classe politique constituent un moyen d'évaluer les différents modes de financements disponibles et une façon d'accompagner des jeunes qui veulent réussir.

D'autres tabliers ou marchand ambulants soutiennent que le dialogue national doit avoir comme seul objectif, la réduction de la cherté de la vie.

"A l'heure actuelle, nous avons besoin de voir une baisse drastique des prix sur le marché. Nous devons régler le problème de l'alimentation sinon on ne passera pas un autre cap", avertit Papa Moussa Diouf, un vendeur de friperie.

" Le marché est cher, presque tout est cher. Il est approvisionné, mais il n'y a pas d'argent pour acheter. Cela ne fait pas avancer l'économie. Des deux côtés, marchands et clients ne s'en sortent pas ", déclare Moussou Ndiaye, une cliente.

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