Plus que quelques heures pour le verdict final : qui sera le nouveau visage après celui du Nigérian Adesina ? C’est à Abidjan, en Côte d’Ivoire, ce 29 mai 2025, que se joue l’avenir à la tête de l’une des plus importantes institutions financières du continent.
Les 81 actionnaires de la Banque africaine de développement (BAD), réunis dans la capitale économique ivoirienne à l’occasion des Assemblées annuelles, doivent élire le président qui dirigera l’institution pour les cinq prochaines années. Un choix stratégique, au cœur des ambitions économiques de l’Afrique.
Alors que le mandat d’Akinwumi Adesina arrive à son terme, les spéculations vont bon train sur l’identité de son successeur. Tous les films se jouent et tous les visages défilent, mais jusque-là aucun d’eux n’a été nommé. Le Nigérian en poste depuis 2015 a porté des avancées majeures sur l’agriculture, l’énergie et l’intégration régionale. Mais son leadership a fortement été plébiscité, entre louanges pour sa vision panafricaine et valorisation de sa gouvernance. Les attentes pour la suite deviennent grandes.
Plusieurs noms circulent avec insistance ces dernières semaines, portés par des États membres désireux de rééquilibrer les influences au sein de la Banque. La compétition s’annonce serrée, tant les enjeux sont cruciaux : financement des infrastructures, adaptation climatique, soutien aux États fragiles, appui au secteur privé… la BAD est au cœur de la relance africaine.
Le vote se déroulera à huis clos, dans un climat feutré, mais sous tension. Car au-delà des compétences techniques, cette élection est aussi une bataille d’influence entre grandes puissances régionales et partenaires non africains. Les équilibres géopolitiques, les alliances économiques et les orientations futures de la Banque joueront un rôle décisif.
Il faut dire que le prochain président devra faire preuve d’une forte capacité de dialogue, dans un contexte où l’Afrique cherche à mieux se faire entendre sur la scène financière mondiale, notamment dans les débats sur la réforme des institutions multilatérales.
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Quel que soit le verdict des urnes, le ou la future président(e) de la BAD aura fort à faire. Le continent africain a besoin d’un appui solide pour financer sa transformation. Entre numérisation, transition énergétique et industrialisation, il faut noter que les défis sont immenses, mais les opportunités aussi.
En attendant l’annonce officielle, prévue dans les prochaines heures, l’Afrique retient son souffle. Car ce choix, au-delà d’une personne, incarne une vision pour le continent.
