Le nord du Mozambique est sous une pression grandissante des terroristes. Hier, le groupe État islamique a revendiqué, sur ses réseaux sociaux, deux attaques contre les forces armées mozambicaines, dans la région septentrionale du Cabo Delgado. Le bilan s'élève à une trentaine de victimes chez les soldats. Depuis le début du mois de mai, les terroristes multiplient ainsi les incursions dans cette région.
Sur leurs réseaux sociaux, les terroristes arborent fièrement leur butin : tout un arsenal composé de mitraillettes, de mortiers, de munitions, ou encore de lampes solaires.
Le 27 mai, les jihadistes ont attaqué un campement militaire à Macomia, près de 200 kilomètres au nord de Pemba, la capitale du Cabo Delgado, au nord du Mozambique. Ils revendiquent la mort d'une dizaine de soldats. Cet assaut intervient peu après l'attaque d'un avant-poste militaire, à Muidumbe, où onze soldats ont également péri.
Les autorités restent discrètes
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Les autorités mozambicaines, quant à elles, ne communiquent pas sur ces récents revers. La situation s'est nettement dégradée dans le Cabo Delgado depuis le début du mois et l'annonce, par la firme pétrolière française Total, de la reprise de ses projets pétroliers. Les hommes armés ont mené une attaque dans la réserve de Niassa, tuant deux rangers. Trois soldats rwandais ont également péri dans une embuscade peu après.
Dans un rapport, publié cette semaine, le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies s'inquiète de voir l'insécurité toucher des districts autrefois considérés comme « stables ». Ceux d'Ancuabe et de Montepuez, ont enregistré 20 000 déplacés supplémentaires en quelques semaines.