Assemblées annuelles 2025 - Les acteurs du secteur privé africain et des responsables de la Banque africaine de développement échangent autour des opportunités d'affaires

30 Mai 2025
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African Development Bank (Abidjan)
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Au quatrième jour des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement, le séminaire sur les opportunités d'affaires du Groupe de la Banque africaine de développement, organisé jeudi à Abidjan, a réuni des acteurs du secteur privé issus de 40 pays du continent. Des échanges constructifs avec des responsables de la Banque ont marqué la rencontre.

« L'Afrique ne se développera pas sans un secteur privé robuste. Ce séminaire doit vous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la Banque et savoir comment travailler avec nous », a déclaré aux participants le directeur principal de la mobilisation des ressources et des partenaires à la Banque africaine de développement, Gauthier Boulard.

Au cours de ce séminaire, la Banque a fourni des informations à jour sur son plan d'acquisition et sur les politiques contractuelles, ainsi que sur les procédures d'accès aux opportunités d'affaires pour des entreprises ou des projets. Des informations ont également été partagées sur les règles de passation des marchés, la question de l'intégrité et de la corruption.

« Au regard de notre Stratégie décennale 2024-2033, nous attendons d'avoir à financer plus de projets transformateurs, des projets qui suscitent un changement sur le marché où ils interviennent. Tous les éléments d'information sont disponibles sur notre site Internet et accessibles à tous. Nous sommes disposés à accompagner le secteur privé », a assuré Ronald Rateiwa, chargé principal de la stratégie et des politiques et infrastructures à la Banque africaine de développement.

« Je peux affirmer que je viens d'avoir une importante information que je cherchais depuis un an », a réagi Cheikh Ibra Faye, directeur de Faye Groupe Services, une entreprise active au Sénégal, au Mali et en Côte d'Ivoire. « J'ai en projet le renouvellement du parc automobile urbain de l'Afrique de l'Ouest avec des véhicules à énergie renouvelable. Je voudrais savoir comment être accompagné par la Banque africaine de développement », a-t-il demandé.

Aude Apetey-Kacou, responsable des opérations du secteur privé pour l'Afrique de l'Ouest au sein de la Banque, a répondu à cette préoccupation : « la Banque finance le transport urbain. Donc, le projet du parc automobile répond à un de nos critères. Ensuite, il nous faut échanger dans un autre cadre pour en savoir plus sur le projet : sa structure, l'état de financement actuel, l'avancement des études déjà effectuées pour pouvoir nous prononcer ».

La création de réseaux sociaux typiquement africains, la réalisation de laboratoires biométriques pour lutter contre le cancer du col de l'utérus, l'imagerie satellitaire ou encore le financement des petites et moyennes entreprises ont été quelques-uns des autres projets portés à l'attention des responsables de la Banque par les acteurs du secteur privé.

« La santé est un secteur clé que la Banque entend soutenir et dans lequel elle intervient déjà. Il y a d'autres secteurs aussi importants, et nous aurons l'occasion d'en reparler », a assuré Boris Honkpehedji, responsable principal des opérations du secteur privé à la Banque africaine de développement.

Le 31 décembre 2024, le portefeuille d'investissement du Groupe de la Banque africaine de développement avait consacré 46% de ses financements au secteur financier, 16% à l'énergie, 15% à l'industrie, 9% aux transports, 9% à l'agriculture et au social, et 5% aux projets multisectoriels.

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