Ile Maurice: Problèmes persistants dans l'ouest

Les habitants de la côte ouest de l'île Maurice font face à de sérieux problèmes liés aux transports en commun, en particulier au service d'autobus. Malgré les réclamations répétées, la situation continue de se détériorer, affectant directement la vie quotidienne des usagers.

Le manque d'autobus est le problème le plus criant. Dans plusieurs villages, les habitants doivent attendre de longues périodes avant de pouvoir monter dans un véhicule, souvent bondé. Par exemple, les autobus de la ligne 123 desservant Flic-en-Flac-Port-Louis (via Petite-Rivière) se font de plus en plus rares. Cette situation entraîne également un nonrespect systématique des horaires, ce qui rend difficile la planification de la journée pour les travailleurs et les étudiants.

«Je prends régulièrement le bus pour me rendre au travail, de Flic-en-Flac à Ébène, et c'est vraiment regrettable qu'il n'y ait pas d'horaires fixes alors que la compagnie est censée en avoir. Le matin, il peut aussi bien passer à 7 h 55 qu'à 8 h 30, ce qui m'oblige à être à l'arrêt dès 7 h 50, au risque de devoir attendre 30 à 40 minutes. Il est tout simplement impossible de savoir à quelle heure il arrivera. On m'avait communiqué un numéro pour contacter la compagnie, mais personne ne répond jamais. Pour certains trajets également, l'attente peut durer 20 à 30 minutes, ce qui représente une perte de temps considérable pour se rendre au travail», confie Ophélie Charton, habitante de Flic-en-Flac.

À cela s'ajoute une conduite souvent dangereuse de certains chauffeurs, principalement les «bus individuels» qui font la course avec d'autres autobus et qui n'hésitent pas à prendre des risques sur la route, notamment en dépassant à grande vitesse dans des endroits à risque ou en freinant brusquement. Ce comportement met en danger la vie des passagers ainsi que celle des autres usagers de la route.

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Plus préoccupant encore, des conflits éclatent régulièrement entre chauffeurs, parfois pour des raisons de compétition sur les trajets. Ces altercations peuvent dégénérer en confrontations physiques, ternissant encore davantage l'image du service. Enfin, le dépassement du nombre de passagers autorisés dans les bus est devenu monnaie courante. Des passagers entassés, debout ou accrochés aux barres voyagent dans des conditions précaires et risquées. En cas d'accident, les conséquences pourraient être dramatiques.

Face à cette situation, il est urgent que les autorités concernées prennent des mesures pour garantir un service de transport plus sûr, régulier et respectueux des normes. La sécurité et la dignité des passagers doivent être une priorité. Contacté au téléphone, l'attaché de presse du ministère du Transport nous a assuré qu'il fera remonter l'information à la National Land Transport Authority.

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