Impensable, l'engouement qu'a entraîné cette finale de ligue des champions non seulement dans la capitale française mais ailleurs aussi, en France bien sûr, en Europe, mais même en Afrique surtout francophone. Du Maroc à Dakar et même à Madagascar.
Chez nous, la Jirama si prompte à opérer des délestages tournants a concédé à faire une exception à la vue sûrement de la fièvre collective qui régnait. Tout le monde veillait à ne pas rater la retransmission en direct depuis Berlin, lieu du match. A se demander si ce n'est pas encore un résidu de l'emprise coloniale. Comme si on a changé le titre de la chanson célèbre de Joséphine Baker en « J'ai deux amours, mon pays et Paris ».
Bien sûr, on a tous un membre de la famille qui réside à Paname qui parle avec passion de cette ville et nous nous mettons à rêver d'y avoir vécu. Et nous vibrons sur les slaloms de Dembélé et d'Ashraf plus comme s'ils étaient des nôtres et même plus que les aborigènes (population autochtone dont les ancêtres sont considérés comme les premiers habitants d'un pays) de l'Hexagone.
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Ville cosmopolite qui déborde les frontières de l'Hexagone, à l'exemple de cette équipe du PSG qui n'est pas française car sa composition est internationale. En effet, pour ces derniers, Paris est une ville à part qu'on jalouse et méprise à la fois.
Ville lointaine de la tradition et de l'identité française avec ces étrangers venus de partout à l'image de son équipe phare- le Paris Saint Germain- qui, selon eux, se croient maîtres de leur capitale, mais dont on admire le dynamisme et le particularisme que le monde entier surnomme « ville Lumière » ou « ville de l'Amour ».
Enfin, réécoutons Jérôme Randria, encore un chanteur malgache, s'étant établi là-bas, « Tsy manam-paharoa/Hafa mbola hafa,/ mamy tena mbola mamy/Alina Paris (02) mihira ny fitia » (Paris sans égale, Paris qui chante l'amour) traduction libre.