Kenya: Le pays autorise l'acquisition de Sumac Microfinance par la société nigériane Moniepoint

TLDR

  • L'autorité de la concurrence du Kenya (CAK) a approuvé l'acquisition par Moniepoint Inc, un géant nigérian de la fintech, d'une participation de 78 % dans Sumac Microfinance Bank
  • L'accord, qui attend encore l'approbation finale de la Banque centrale du Kenya (CBK), permet à Moniepoint d'entrer sur le marché kenyan.
  • L'autorisation de la CAK intervient cinq mois seulement après l'échec de la tentative d'acquisition de la société de paiement locale KopoKopo par Moniepoint.

L'Autorité de la concurrence du Kenya (CAK) a approuvé l'acquisition par Moniepoint Inc, un géant nigérian de la fintech, d'une participation de 78 % dans Sumac Microfinance Bank, un prêteur agréé de taille moyenne. L'opération, qui attend encore l'approbation finale de la Banque centrale du Kenya (CBK), permet à Moniepoint d'entrer sur le marché kényan des services financiers, étroitement réglementé et très concurrentiel.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Sumac, fondée en 2002 et agréée comme banque de microfinance depuis 2012, possède 1,05 milliard de KES (8,1 millions de dollars) d'actifs et 43 800 comptes de prêts actifs, ce qui représente 2,8 % du marché de la microfinance du pays. L'acquisition permettra à Moniepoint de contourner le long processus d'octroi de licences et d'offrir immédiatement des services sur le marché kenyan des paiements mobiles, qui représente 67,3 milliards de dollars.

L'autorisation de la CAK intervient cinq mois seulement après l'échec de la précédente tentative d'acquisition de la société de paiement locale KopoKopo par Moniepoint. Dans sa déclaration, l'autorité a indiqué que l'opération ne posait aucun problème d'intérêt public négatif et qu'il n'y aurait aucune perte d'emploi, tous les employés actuels étant maintenus en poste selon les conditions en vigueur.

Key Takeaways

La décision de Moniepoint d'acquérir Sumac Microfinance met en lumière une stratégie de plus en plus répandue parmi les fintechs : acheter un accès réglementaire par le biais d'acquisitions, plutôt que de demander des licences à partir de zéro. En attendant l'approbation de la CBK, l'opération marquerait la première empreinte opérationnelle de Moniepoint au Kenya, élargissant ainsi sa portée en Afrique de l'Est après de solides performances au Nigéria.

Cette acquisition intervient dans un contexte de concurrence accrue dans le secteur de la fintech au Kenya, où les paiements mobiles dominent et où les banques traditionnelles sont confrontées à une pression croissante de la part d'entrants agiles, à l'avant-garde du numérique. En acquérant Sumac, Moniepoint obtient non seulement une autorisation réglementaire, mais aussi une clientèle, une infrastructure et un portefeuille de prêts déjà prêts.

La transaction reflète une tendance régionale plus large de consolidation dans la fintech, car la complexité réglementaire et le besoin de conformité poussent les acteurs étrangers à acheter dans les écosystèmes locaux. Si elle est approuvée, l'entrée de Moniepoint intensifiera la concurrence dans le domaine des prêts aux PME et des paiements numériques, d'autant plus qu'elle s'appuie sur son modèle nigérian éprouvé pour exploiter les segments d'activité mal desservis au Kenya.

AllAfrica publie environ 400 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.