Afrique : La baisse du taux de fertilité une crise silencieuse
Le monde se transforme à une échelle et à un rythme vertigineux. Les taux de fécondité mondiaux sont en baisse. Ce 04 juin, un échange approfondi sur la base d’une étude réalisée par l'UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la population) et l'institut international de sondage YouGov a révélé qu'une proportion très élevée d'hommes et de femmes dans tous les pays étudiés et dans toutes les régions du monde ne parviennent pas à réaliser leurs aspirations en matière de fertilité.
Cette nouvelle étude de l’UNFPA souligne qu’il s’agit en réalité et surtout d’une crise bien réelle. Une crise de la capacité des individus à faire des choix libres, éclairés et sans entrave sur tous les plans, depuis les rapports sexuels jusqu'à la contraception, en passant par la fondation d'une famille. (Source allAfrica)
Sénégal : Clap de fin pour le dialogue national sur le système politique
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Au Sénégal, quelque 800 participants ont participé à ce dialogue national. Le consensus est difficile à trouver. Pour preuve, la cérémonie de clôture a pris du retard, le temps de tenter de lisser les derniers différents.
Parmi les points sur lesquels tout le monde est tombé d’accord : l’interdiction de cumuler la fonction de chef de parti et de chef de l’État ou encore d’être ministre et président d’un conseil départemental. Un oui de principe a également été donné à l’adoption d’un bulletin unique plutôt que des bulletins par candidats, mais aussi au fait de donner le droit de vote aux détenus, tout cela sous réserve d’une étude de faisabilité tout de même. (Source RFI)
Entre l’Ethiopie et l’Erythrée, la crainte d’un nouvel affrontement
A Asmara, le président Isaias Afwerki a ouvertement menacé son voisin éthiopien. Alors que les deux pays avaient signé un accord de paix et d’amitié en 2018, leurs relations se sont nettement dégradées depuis la fin de la guerre au Tigré, en 2022.
C’est un discours en forme d’avertissement. Le 24 mai, à l’occasion du 34e anniversaire de l’indépendance de l’Erythrée, le président Isaias Afwerki a déroulé une véritable diatribe à l’encontre de son voisin éthiopien. Il a appelé les « forces extérieures […] à replier leurs tentacules », car « les actes de subversion […] secrets ourdis contre l’Erythrée sont bien connus ». Dépeignant le Parti de la prospérité, au pouvoir en Ethiopie, comme « un substitut de l’intervention étrangère », il a également estimé que « les perspectives optimistes qui se dessinaient se sont dissipées ». (Source Lemonde Afrique)
Côte d’Ivoire : Le PDCI annonce des marches éclatées
Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition), a annoncé ce mercredi 4 juin 2025, des manifestations éclatées dans le pays, à la suite de la radiation du listing électoral de Tidjane Thiam, le candidat de la formation politique, à l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Dans une déclaration, lue au siège du PDCI, ce mercredi 4 juin 2025, par son secrétaire exécutif en chef, Sylvestre Emmou, le parti qualifie d’« inique » la radiation de l’ex-CEO de Crédit suisse, Tidjane Thiam, de la liste électorale ivoirienne.
« En conséquence, le PDCI annonce l’organisation de manifestations sur toute l’étendue du territoire national conformément aux dispositions constitutionnelles, garantissant la liberté d’expression et de rassemblement. Dans ce cadre, des marches démocratiques vont se tenir dans les heures à venir », a-t-il dit. (Source apanews)
Afrique du Sud : Les autorités annoncent la conception d’une nouvelle compagnie maritime nationale
Pour combler l’absence d’engins et de compagnies spécialisées dans le transport maritime des marchandises, l’Afrique du Sud a, le vendredi 30 mai, lancé la phase de conception de sa nouvelle compagnie maritime baptisée South African Shipping Company (SASCO). Une fois la compagnie créée, elle devrait permettre de mettre fin à la dépendance du pays face aux compagnies étrangère pour ce qui est du transport de ses marchandises vers les pays importateurs.
L’initiative SASCO vise selon l’exécutif sud-africain, à restaurer la souveraineté maritime de l’Afrique du Sud en réduisant sa dépendance aux transporteurs étrangers pour ses échanges commerciaux. Actuellement, près de 100 % des importations et exportations sud-africaines sont assurées par des navires étrangers, une situation jugée vulnérable, notamment face aux perturbations mondiales des chaînes d’approvisionnement. (Source Africa 24)
L’Afrique face au casse-tête de l’approvisionnement en moutons pour la Tabaski
À l’approche de la Tabaski, célébrée les 6 et 7 juin, de nombreux pays africains peinent à assurer l’approvisionnement en moutons nécessaires au rituel du sacrifice. Entre insécurité dans le Sahel, inflation, dépendance aux importations et sécheresse persistante, les tensions s’accumulent sur les marchés locaux. Le Sénégal, par exemple, aura besoin de plus de 800 000 têtes pour répondre à la demande nationale.
Longtemps dépendant des importations du Mali, le Sénégal a dû diversifier ses sources d’approvisionnement, en se tournant notamment vers la Mauritanie. Dans le même temps, le pays accélère ses efforts pour atteindre l’autosuffisance. Près de 70 % des moutons sacrifiés seraient aujourd’hui issus de l’élevage local, selon l’économiste Alassane Seck. Un programme étatique appuie les éleveurs à travers subventions, crédits, et soutien à l’élevage de races locales comme le ladoum, dans l’optique de couvrir l’ensemble de la demande nationale à moyen terme. (Source Africapresse)
Au Tchad, le sort des "détenus politiques" inquiète
Après la remise en liberté de l'opposant Robert Gam, certains s'interrogent sur la situation d'autres détenus au Tchad.
Au Tchad, les critiques se font plus nombreuses pour dénoncer la répression du pouvoir à l'encontre de l'opposition. Alors que l'opposant Robert Gam, enlevé par les services de renseignement depuis septembre dernier, a été libéré le mardi 3 juin, sans procès. L'opposition et la société civile exigent maintenant la libération d'autres Tchadiens considérés comme des détenus politiques.
Au moins trois journalistes tchadiens sont actuellement en détention depuis trois mois au Tchad. Ces derniers sont accusés de complot contre l'Etat et d'intelligence avec la Russie. (Source Deutsche Welle)
Afrique : 3,8 milliards d’habitants d’ici 2100, un défi colossal pour l’emploi et l’agriculture
La bombe démographique africaine est sur le point d’exploser. Selon un rapport présenté lors du forum Ibrahim Governance Weekend à Marrakech, l’Afrique comptera 3,8 milliards d’habitants d’ici 2100, soit 37,5% de la population mondiale. Une croissance fulgurante qui exige 20 millions d’emplois nouveaux chaque année pour absorber le chômage des jeunes.
Alors que la population s’envole, l’économie peine à suivre. "La croissance reste inférieure à la progression démographique", alerte le rapport de la Fondation Mo Ibrahim, relayé par l’agence MAP. Un déséquilibre qui menace la stabilité sociale et économique du continent, où la dette extérieure a déjà doublé en dix ans, passant de 349,4 milliards de dollars en 2014 à 690 milliards en 2023. (Source Cameroun 24)
Coupe du Monde Féminine U-17 2025 : Maroc - Brésil en ouverture
Le tirage au sort de la Coupe du Monde Féminine U-17 Maroc 2025™, effectué ce mercredi à Rabat, a donné le ton d’une édition prometteuse, avec des groupes relevés et un match d’ouverture aussi clinquant qu’historique entre le pays hôte et le Brésil. Pour les cinq nations africaines qualifiées – Maroc, Cameroun, Nigeria, Côte d’Ivoire et Zambie – le défi s’annonce de taille. Mais l’ambition est là. Tour d’horizon d’un rendez-vous qui marquera une nouvelle étape dans l’essor du football féminin sur le continent.
Pays hôte de cette 8e édition, le Maroc n’a pas hérité d’un cadeau du destin. Placées dans le Groupe A avec le Brésil, l’Italie et le Costa Rica, les Lioncelles de l’Atlas auront fort à faire pour franchir la phase de groupes. Mais elles auront l’avantage de jouer à domicile, soutenues par un public acquis à leur cause. (Source CAF)
Cartes d’électeurs non retirées au Burundi : Les inquiétudes persistantes à J-1 du scrutin
À l’approche des législatives et des communales, la question des cartes d’électeurs non retirées ou égarés a suscité une vive inquiétude parmi les acteurs politiques burundais. C’était lors de la séance de briefing des observateurs organisée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ce mardi 3 juin.
Si le président de la CENI, Prosper Ntahorwamiye, a tenu à rassurer la population en affirmant que les 99,17 % des cartes avaient déjà été retirées, de nombreux partis, dont le Conseil national pour la liberté (CNL), l’Uprona et divers candidats indépendants, font état de situations particulièrement préoccupantes sur le terrain.
Certains électeurs n’auraient jamais reçu leur carte, tandis que d’autres s’aperçoivent, parfois trop tard, que leur document a été retiré par d’autres personnes inconnues. (Source Iwacu)