Cote d'Ivoire: Le chef de l'opposition Thiam exclu de la course à la présidence

TLDR

  • La commission électorale de Côte d'Ivoire a exclu Tidjane Thiam de la liste finale des candidats à l'élection présidentielle d'octobre 2025.
  • Cette décision fait suite à une décision de justice rendue au début de l'année déclarant Thiam inéligible en raison de sa double nationalité, à laquelle il a renoncé en mars.
  • Les autres candidats exclus sont l'ancien président Laurent Gbagbo, l'ancien ministre et inculpé par la CPI Charles Blé Goudé, et l'ancien premier ministre et chef rebelle Guillaume Soro.

La commission électorale de Côte d'Ivoire a exclu Tidjane Thiam, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) et ancien directeur général du Crédit suisse, de la liste finale des candidats à l'élection présidentielle d'octobre 2025. Cette décision fait suite à une décision de justice rendue en début d'année déclarant M. Thiam inéligible en raison de sa double nationalité, à laquelle il a renoncé en mars.

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Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président de la commission électorale, a déclaré : "Si les tribunaux ont ordonné la radiation, nous nous y conformerons". M. Thiam s'était présenté sans opposition aux primaires internes du PDCI et était largement considéré comme la principale figure de l'opposition au président sortant Alassane Ouattara.

Thiam n'est pas le seul à être exclu. Parmi les autres candidats exclus figurent l'ancien président Laurent Gbagbo, l'ancien ministre et inculpé par la CPI Charles Blé Goudé, ainsi que l'ancien premier ministre et chef rebelle Guillaume Soro, qui a été condamné par contumace.

Points clés à retenir

L'exclusion de plusieurs personnalités de l'opposition a renforcé les inquiétudes concernant le recul de la démocratie en Côte d'Ivoire. Le Parti démocratique a qualifié cette décision d'"injuste" et a appelé à des manifestations nationales. Le scrutin d'octobre prochain s'annonce très controversé, les souvenirs des violences post-électorales de 2020, qui ont fait des dizaines de morts, étant encore frais.

La disqualification de Thiam pour des questions de citoyenneté a soulevé des questions sur l'ingérence politique dans les processus juridiques. Sa tentative de renoncer à la nationalité française au début de l'année souligne la complexité stratégique et juridique de sa candidature. Par ailleurs, l'exclusion des dirigeants de l'opposition qui font l'objet d'accusations criminelles, dont certaines remontent à la guerre civile, ajoute une pression supplémentaire à l'environnement électoral.

Ces développements jettent un doute sur la crédibilité et l'inclusivité des élections de 2025, et les observateurs nationaux et internationaux devraient suivre de près l'évolution de la crise politique.

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