Ce 05 juin 2025, la question de l’infrastructure africaine était au centre des échanges depuis Nairobi, au Kenya. Lors de cet échange virtuel de haut niveau, l’Africa Finance Corporation (AFC) a présenté son rapport sur la situation des infrastructures en Afrique pour l'année 2025.
Le rapport de cette année a abordé un enjeu fondamental pour les années à venir : « La mobilisation des ressources nationales en Afrique ».
Parmi les intervenants présents à ce webinaire, on compte M. Samaila Zubairu, Président-directeur général de l'AFC, Dr.Rita Babihuga-Nsanze, économiste en chef de l'AFC, le Dr Patrick Njoroge, ancien gouverneur de la Banque centrale du Kenya, mais aussi S.E. Lerato Mataboge, Commissaire aux infrastructures et à l'énergie de l'Union africaine (UA).
Au regard des échanges qui ont été à l’ordre du jour, il faut noter que, pour les intervenants, le principal défi de l'Afrique n'est pas la pénurie de capitaux, mais la sous-utilisation des capitaux africains existants.
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Ce rapport, qui constitue un plan stratégique pour les dirigeants africains, appelle les gouvernements et le secteur privé à mobiliser les vastes capitaux nationaux du continent afin de mener une transformation axée sur les infrastructures.
Pour les acteurs de l’AFC, ils témoignent que des investissements doivent être réalisés dans de nombreux pays. Ils indiquent par ailleurs que des états tels que le Nigéria et l’Afrique du Sud sont des pays qui se sont fait démarquer dans les infrastructures, et cela même dans le domaine de la santé.
Par ailleurs, l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Kenya, le Dr Patrick Njoroge, a tiré de son expérience que, « l’Afrique gangrène des défauts en infrastructure, nous pouvons souligner qu’en Afrique le niveau d’infrastructure s’étend à hauteur de 1,9% alors qu’ailleurs ils sont à 4,6% ou plus ». A l’en croire le niveau d’infrastructure sur le continent doit être revu.
Il faut dire que le rapport sur l’infrastructure de l’État d’Afrique est la publication phare de la Société financière africaine AFC. Celle-ci offre une vision audacieuse et fondée sur les données du paysage du financement du continent et du financement du développement des infrastructures.
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Par conséquent, l’édition de cette année souligne une vérité puissante, mais sous-explorée, l’Afrique détient déjà plus de 1 100 milliards de dollars de capitaux nationaux, des fonds de pension et d’assurance aux banques publiques de développement et aux fonds souverains, apprend-on dudit rapport.
À l’heure où les capitaux mondiaux sont limités et où les besoins de l’Afrique sont urgents, ce rapport redéfinit la conversation, montrant que le déblocage de ces ressources internes n’est pas seulement possible, mais essentiel.
Pour conclure cet échange, S.E. Lerato Mataboge, Commissaire aux infrastructures et à l'énergie de l'Union africaine (UA), a salué les différentes interventions tout en précisant le plein soutien de l’UA dans les différentes interventions qui pourraient faire avancer le continent dans son infrastructure.
Le rapport, après avoir plaidé pour la libération des pools de capitaux nationaux, examine ensuite les secteurs d'infrastructure fondamentale de l'Afrique, à savoir l'énergie, les transports et la logistique, l'industrie ainsi que l'infrastructure numérique, afin de souligner les opportunités réelles de transformation, d'intégration régionale et d'échelle.