La Banque africaine de développement remporte le prix « Infrastructure Deal of the Year » pour le projet éolien historique de 1,1 gigawattheures de Suez en Égypte lors des African Banker Awards 2025

3 Juin 2025
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African Development Bank (Abidjan)

La Banque africaine de développement a remporté le premier prix dans la catégorie « Opération de l'année » dans la catégorie « infrastructures » (« Infrastructure Deal of the Year ») lors des African Banker Awards 2025, en reconnaissance de son rôle central dans le financement du projet éolien transformationnel de Suez de 1,1 gigawattheures (GW) en Égypte, le plus grand projet éolien d'Afrique à ce jour.

Situé dans le golfe de Suez, le projet est développé par Suez Wind Energy S.A.E., un véhicule ad hoc créé par ACWA Power et HAU Energy B.V. (un consortium composé de Hassan Allam Utilities, Meridiam et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement -BERD), avec l'Oman Investment Authority et le Fonds souverain égyptien comme partenaires financiers. Le parc éolien de 1,1 gigawattheures comprendra 138 turbines Envision d'une capacité de huit mégawattheures chacune, marquant ainsi le premier déploiement de cette technologie éolienne de pointe en Afrique.

L'attribution de ce prix, annoncée lors des Assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque qui se sont tenues à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 26 au 30 mai 2025, récompense le leadership et l'approche innovante du Groupe de la Banque dans la mobilisation d'un financement de 140 millions de dollars pour ce projet historique de 1,04 milliard de dollars. Cette transaction est reconnue comme un modèle à suivre pour redessiner le paysage des énergies renouvelables en Afrique grâce à une ingénierie financière stratégique et à des partenariats collaboratifs.

« Le projet de centrale éolienne de Suez d'une capacité de 1,1 gigawatts est un excellent exemple de ce que l'engagement national et des partenariats solides peuvent accomplir. En tant que plus grand projet éolien d'Égypte et l'un des plus importants d'Afrique, il reflète la force de la plateforme nationale égyptienne dans le cadre du pilier énergétique du programme NWFE », a déclaré Rania A. Al-Mashat, ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale avant d'ajouter : « Le fait de recevoir une reconnaissance internationale, tant de la part des African Banker Awards que d'EMEA Finance, souligne non seulement l'ampleur et l'impact de cette initiative, mais renforce également l'engagement de l'Égypte à fournir une énergie propre, fiable et abordable, tout en progressant vers nos objectifs climatiques dans le cadre de l'Accord de Paris. »

Pour Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l'énergie à la Banque africaine de développement, « le projet éolien de Suez illustre ce qu'il est possible d'accomplir grâce à des partenariats solides, une diligence raisonnable rigoureuse et une structuration financière innovante. Il démontre la capacité de l'Afrique à jouer un rôle de leader dans le déploiement à grande échelle de technologies complexes dans le domaine des énergies renouvelables. »

Jing Li, cheffe de la Division des solutions financières de l'énergie à la Banque africaine de développement, a déclaré que cette transaction marquait la troisième collaboration fructueuse, après le projet de centrale solaire à concentration (CSP) de Redstone d'une capacité de 100 mégawatts (MW) en Afrique du Sud et le projet solaire photovoltaïque de Kom Ombo d'une capacité de 200 MW en Égypte. « Nous sommes extrêmement fiers de nos réalisations et nous nous réjouissons de renforcer notre partenariat afin d'électrifier l'Afrique avec des systèmes énergétiques plus propres et plus résilients », a-t-elle souligné.

Au-delà du financement, la Banque africaine de développement a joué un rôle central dans la gestion et la résolution des défis uniques de ce projet pionnier. Il s'agissait notamment d'assurer la protection de l'environnement dans des zones vitales pour la migration des oiseaux, de gérer la volatilité macroéconomique et d'intégrer des technologies d'éoliennes non testées. La Banque a également soutenu l'intégration de solides mesures de sauvegarde environnementale, notamment des systèmes avancés de surveillance des oiseaux et un positionnement stratégique des éoliennes, garantissant ainsi un équilibre durable entre développement et conservation de l'énergie.

Le parc éolien qui sera opérationnel en 2027 produira environ 4 111 GWh d'électricité propre par an, soit suffisamment pour alimenter plus d'un million de foyers et dans le même temps compenser 1,71 million de tonnes d'émissions de CO₂ par an. En outre, le projet devrait créer 1 425 emplois à temps plein et 315 emplois à temps partiel pendant sa phase de construction, avec un accent particulier mis sur l'emploi des jeunes et l'intégration de la dimension de genre.

La Banque africaine de développement est un partenaire solide du secteur énergétique égyptien. Au cours de la dernière décennie, elle a soutenu la transition énergétique en Égypte grâce à une série d'investissements non souverains dans des projets d'énergie renouvelable, dont trois projets dans le parc solaire de Benban et la centrale solaire de Kom Ombo d'une capacité de 200 MW.

Cette reconnaissance souligne le rôle central de la Banque africaine de développement en tant que moteur de la transition énergétique propre en Afrique et souligne son engagement à promouvoir le développement durable conformément à la « Mission 300 », - une initiative codirigée avec la Banque mondiale pour fournir de l'électricité à 300 millions de personnes en Afrique- et à ses priorités opérationnelles, les « High 5 ».

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