La Guinée équatoriale accueillera samedi la 26e session de la conférence des chefs d'États et de gouvernements de la CEEAC. Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a pris de l'avance, en débarquant à Malabo dès mercredi soir. Il s'agissait d'avancer sur la question du litige frontalier entre les deux pays, après la décision de la Cour internationale de Justice le 19 mai 2025, plutôt favorable à la Guinée équatoriale.
Désavouées par la CIJ après plus d'un demi-siècle de contentieux, les autorités gabonaises avaient fait profil bas et promis de jouer la carte de la diplomatie en poursuivant le dialogue avec leur voisin. C'est ce qu'a fait Brice Clotaire Oligui Nguema en devançant le raout sous-régional de samedi pour s'entretenir avec son homologue Teodoro Obiang Nguema. Une rencontre « courtoise » marquée par « une volonté commune d'apaisement » selon un cadre de la présidence gabonaise.
Au cours de leur tête-à-tête, les deux dirigeants ont acté la mise en place d'un comité conjoint d'experts, diplomates, géographes, juristes chargés de donner suite à la décision de la CIJ et d'aplanir le différend frontalier qui concerne aussi bien des zones maritimes que terrestres « dans un esprit de dialogue constructif et de coopération », selon Libreville.
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Au Gabon, de nombreuses voix avaient dénoncé la décision de la Cour, vue comme une attaque contre la souveraineté du pays, alors que du côté équato-guinéen, on avait choisi d'éviter tout triomphalisme. D'ailleurs, Brice Clotaire Oligui Nguema a été reçu avec tous les honneurs. En marge de son entretien avec son homologue, plusieurs accords bilatéraux ont été signés dans les domaines de la sécurité, de la diplomatie, ou de l'agriculture.
