Afrique Centrale: Enjeux régionaux - La CEEAC ordonne le retrait des troupes rwandaises du sol congolais

« Consolider les acquis de la réforme de la CEEAC pour accélérer l'intégration régionale et la construction d'une communauté de destin en Afrique centrale », tel est le thème qui a été choisi pour la 26e session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) qui s'est tenue le 7 juin à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale.

Sept chefs d'État et de gouvernement ont pris part à la session dont celui de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s'est fait accompagner d'une équipe réduite de ses poches collaborateurs. Plusieurs points importants ont été au menu de cette rencontre parmi lesquels la situation sécuritaire dans l'Est de la RDC, la passation de la présidence tournante de la CEEAC et la fin de mandat de l'équipe de la Commission de la CEEAC.

La cérémonie inaugurale a été marquée par une série de prises de parole traditionnelles dont celle du président de la Guinée équatoriale et président en exercice de la CEEAC. Dans son discours d'ouverture, Obiang Nguema Mbasogo a mis en exergue les réalisations de la mandature écoulée et donné le ton pour les échanges à venir. Les discussions menées directement et à huis clos ont permis aux chefs d'État et de gouvernement de se prononcer sur des questions sensibles ainsi que sur les défis auxquels la région est confrontée. Un communiqué final a sanctionné ce forum comprenant quelques décisions importantes.

Sur la situation sécuritaire qui prévaut dans l'Est de la RDC, les dirigeants de la CEEAC ont pris acte de l'agression dont est victime ce pays de la part du Rwanda et lui ont ordonné de retirer ses troupes du sol congolais.

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Concernant la passation de la présidence tournante de la CEEAC, le sommet a préconisé que la Guinée équatoriale conserve encore la tête de l'organisation au détriment du Rwanda jusqu'à la résolution de son différend avec la RDC. Quant au dernier point relatif à la fin du mandat de l'équipe de la Commission de la CEEAC, il a été décidé du renouvellement de ses animateurs dans trois mois.

Notons que cette session est intervenue dans un contexte régional marqué par des enjeux cruciaux liés à la sécurité transfrontalière, la gouvernance démocratique, le développement durable et la coopération économique régionale. Quelques heures après la tenue de ce sommet, le Rwanda a annoncé son retrait de la CEEAC. Kigali dénonce le fait de n'avoir pas pu en assurer la présidence tournante tout en déplorant « l'instrumentalisation de la CEEAC par la République démocratique du Congo, avec le soutien de certains États membres ».

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