Kigali — Le Conseil des ministres a examiné la décision du Rwanda de se retirer de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC), prise le 7 juin 2025, et a pris note des éléments suivants :
Il est inacceptable que certains Etats membres de la CEEAC, parmi lesquels figure la République Démocratique du Congo (RDC), se permettent de manipuler l'organisation régionale au détriment d'un autre Etat membre. Alors qu'elle exerçait récemment la présidence de la CEEAC, ( De février 2023 à février 2024) la République Démocratique du Congo (RDC) a délibérément enfreint les règles de l'organisation en orchestrant des actions injustifiées contre le Rwanda. Cette situation a été officiellement portée à la connaissance des Etats membres, sans qu'aucune mesure corrective ne soit prise. Ces manoeuvres ont malheureusement perduré sous la présidence qui a pris le relais.
Le conflit dans l'Est de la RDC était déjà en cours lorsque la RDC a pris la tête de la CEEAC et par conséquent, ce conflit ne saurait être invoqué comme prétexte pour justifier les actions récentes. || convient de rappeler que la RDC a elle-même initié ce conflit en lançant des attaques contre ses propres citoyens à la fin de l'année 2021. Par ailleurs, la RDC a laissé ses provinces orientales devenir le terrain d'action de plus de 200 groupes armés illégaux, tant étrangers que nationaux, constituant une menace sérieuse pour la sécurité de l'ensemble de la région.
La RDC soutient et continue de financer les FDLR (milice génocidaire d'origine Rwandaise) dans le but manifeste de déstabiliser le Rwanda, en violation de plus de vingt résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La plus récente, notamment la Résolution 2773, condamne le soutien du Gouvernement Congolais au FDLR et exige la cessation de ce soutien ainsi que la neutralisation du FDLR, appuyé par Kinshasa. Il est profondément incohérent de s'allier à un groupe sanctionné par l 'ONU, tout en se réclamant des principes de légalité, de responsabilité et de multilatéralisme.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Les tirs d'artillerie répétés à travers la frontière et les incursions sur le territoire rwandais menés par les Forces Armées Congolaises et le FDLR, ainsi que les menaces publiques du Président Tshisekedi visant à renverser le Gouvernement Rwandais, constituent une violation directe de l'article 3 du Traité de la CEEAC relatif au bon voisinage. Les droits de tous les États membres doivent être pleinement et équitablement respectés.
La RDC ferait mieux de concentrer ses efforts sur la résolution de ses graves dysfonctionnements internes persistants, au lieu de multiplier les apparitions dans les fora internationaux pour se présenter comme victime et accuser des acteurs extérieurs.
Le Rwanda réaffirme son engagement en faveur de la paix, à travers le dialogue et sa participation pleine et entière au processus de paix conduit par l'Union Africaine, ainsi qu'aux initiatives de médiation complémentaires menées par le Gouvernement des États-Unis d'Amérique et l'État du Qatar.