Quelles seront les cartes jouées par les gouvernants africains présents à la troisième Conférence des Nations unies sur l'Océan qui a débuté ce 9 juin 2025 sur le port de Nice, dans le sud-est de la France ? Les attentes sont bien présentes et les regards rivés vers ceux-là qui ont effectué le déplacement pour l’avenir aquatique du continent.
La Conférence de haut niveau des Nations Unies, co-organisée par la France et le Costa Rica, a pour objectif principal de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable n°14. Celui-ci est de « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable ». L’Afrique y est et des pays tels que le Burundi, la Tunisie et bien d’autres ont foulé le sol français afin d’y participer. Par ailleurs, quelques interrogations sonnent sur la suite de cette conférence pour le continent. En quoi cela serait-il avantageux pour l’Afrique? Mais surtout, quelle suite les Africains peuvent-ils espérer à la cime de cet événement dont la grandeur est lourdement plébiscitée ?
D’après l’ONU, « la Conférence vise à soutenir une action urgente, et plus poussée pour conserver et exploiter durablement les océans, les mers et les ressources marines pour le développement durable, et à identifier d'autres moyens de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable no 14. »
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La même source poursuit en précisant qu’elle s'appuiera sur les instruments existants afin d'établir des partenariats fructueux en vue d'une conclusion rapide et d'une mise en œuvre efficace des processus en cours qui contribuent à la conservation et à l'utilisation durable des océans.
Le 09 juin, le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a indiqué lors du Sommet « L’Afrique pour l’océan » que « l’Afrique est une puissance maritime (...) Son avenir s’écrit aussi dans ses eaux. Mais cette richesse bleue est trop souvent sous-évaluée et surexploitée ».
Il faut dire que c’est une voix qui s'est élevée sur le potentiel maritime que regorge le continent. Constat fait, cette richesse est sous-exploitée ou encore surexploitée illicitement. Nonobstant cela, certains pays font face à des montées du niveau de la mer comme c'est le cas pour tous les pays côtiers, le Bénin, le Sénégal, le Maroc, l'Afrique du Sud et d’autres nations.
Face à ces montées des eaux, ces exploitations illicites ou sous-évaluées énoncées, quelles seront les actions menées par les gouvernements africains au sortir de cette conférence ?
En dépit de ce fait, un autre enjeu énorme gangrène autour des eaux africaines : la pêche et la surpêche, sans oublier que les stocks et les ressources qui sont de plus en plus durs d’accès.
A cela, il faut dire que la mise en place de zones maritimes protégées pour garantir la reproduction des poissons et lutter contre la pêche non autorisée reste toujours des actions majeures de plus en plus attendues.
Si « l’insécurité maritime menace la paix. La pollution empoisonne les côtes et les écosystèmes. Et la crise climatique, dont l’Afrique n’est pourtant pas responsable, ravage ses rivages ». Il faut surtout dire que les gouvernements présents à Nice seront pleinement visés sur l’avenir des eaux africaines.