Après Accra, en 2015, et Dar es Salaam, en 2018, Dakar accueille la troisième édition de la Conférence-Festival Afrique-Asie entre le mercredi 11 et le samedi 14 juin. À cette occasion, quelque 600 universitaires, artistes et militants vont chercher à créer de nouveaux axes de connaissance, d'échanges et de coopération entre les deux continents.
À compter de ce mercredi 11 juin et pendant quatre jours, le Sénégal accueille la troisième édition de la Conférence-Festival Afrique-Asie au cours de laquelle 600 universitaires, artistes et militants issus de 60 pays vont réfléchir aux relations entre les deux continents et chercher à améliorer leur collaboration ainsi que l'échange de leurs savoirs respectifs.
« La globalisation économique, synonyme de prospérité ou de souffrance ? », « Quel avenir pour le panafricanisme, l'esprit de Bandung et le Sud global dans le nouvel ordre mondial » ou encore « "AfriquAsie" dans un monde enchevêtré :migrations, diasporas et créolités » figurent notamment parmi les thématiques qui vont être débattus ces prochains jours à l'occasion de tables rondes, d'évènements artistiques et de projections de films sur le campus de l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.
Raviver l'esprit de Bandung
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Des activistes, des artistes et des universitaires venus d'horizons aussi divers que le Népal, l'Indonésie, la Corée, la Chine, l'Inde, le Nigéria, le Zimbabwe, l'Algérie, l'Égypte ou encore l'Europe vont y participer alors que 14 universités brésiliennes y seront également représentées.
Pour les organisateurs de l'événement, l'objectif est de raviver l'esprit de la conférence de Bandung, du nom de cette célèbre rencontre organisée il y a 70 ans en Indonésie entre 29 pays asiatiques et africains qui avaient alors affirmé leur volonté d'une position différente, non alignée sur l'Occident. À Dakar, ils entendent cette fois créer une communauté de savoir inter-regional, de nouveaux axes de connaissance, d'échanges et de coopération entre l'Asie et l'Afrique qui ne passeraient ni par l'Europe, ni par les États-Unis, à l'instar du premier institut d'études asiatiques créé en 2015 à Accra, au Ghana, à l'issue de la première Conférence-Festival Afrique-Asie.